Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Le Sound. Boîte de nuit où se retrouvent, pendant le week-end, des êtres frénétiques, shootés, cocaïnés, ecstasyés. Des nuits placées sous le signe de la fête, de la musique qui s'empare de vous, des rencontres désinhibées. L'oubli de la réalité aussi. Celle qui est subie du lundi au vendredi, à travers les obligations professionnelles, familiales. Une réalité avec laquelle on voudrait parfois prendre ses distances
Le Sound. Monde parallèle, à l'envers, où se dévoilent, au fil du temps et des addictions, des hommes et des femmes au bord du gouffre, prisonniers d'un milieu tissé d'illusions. Un Wonderland que Jérôme a fréquenté, dans lequel il s'est égaré, dont il a mis longtemps à s'échapper. Une expérience aux confins de l'annihilation qu'il partage dans un témoignage à vif.
Il y avait Jérôme à la ville, Téki au Sound. La distinction allait peu à peu se distordre pour voir Téki prendre le dessus, dicter sa soif de drogue et parasiter la vie de Jérôme. Téki, c'est cette défense que l'on interpose entre soi et le monde, qui dissimule notre mal-être. Téki, ce n'est pas le mal; ce sont nos peurs qui se teintent d'apparences séduisantes. Une terreur existentielle que Jérôme exorcise à travers l'écriture de ce récit qui offre, peut-être mieux que les discours moralisateurs, un panorama des dangers - pas seulement physiques, mais aussi psychologiques - encourus par ceux qui croient tout contrôler.
Les courts extraits de livres : 03/06/2010
The rise
«Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi...»
Billy Ze Kick
J'ai été tout ce que vous avez voulu être et tout ce que vous avez un jour haï. J'ai été humain avant de mourir puis de ressusciter...
Défoncé, le temps n'a plus de prise sur vous.
Vous abandonnez vos peurs, vos doutes, vos larmes... et finalement votre âme. Je suis intouchable lorsque je descends ces marches vers cet «autre monde», vers l'inconscient, la fête et les rires
Vous me direz qu'ils sont artificiels et je vous répondrai que, même artificiels, ils ont au moins le mérite d'exister.
Ici, ta conscience se range comme ta veste au vestiaire ! Tu contemples jusqu'au petit matin ces étranges êtres anonymes, aussi perdus et malheureux que toi, qui dansent, suent, craquent parfois, la tête emplie de cette douce sensation cotonneuse. Habités par ce sentiment d'être au-dessus de tout et de tout le monde...
Bienvenue au paradis... Bienvenue en enfer... Bienvenue chez moi.