Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Opéras russes à l'aube des Ballets russes, 1901-1913 : costumes & documents

Couverture du livre Opéras russes à l'aube des Ballets russes, 1901-1913 : costumes & documents

Auteur : Collectif

Date de saisie : 31/05/2010

Genre : Spectacles

Editeur : Centre national du costume de scène, Moulins, France | Ed. du Mécène, Paris, France

Prix : 35.00 € / 229.58 F

ISBN : 9782358960052

GENCOD : 9782358960052

Sorti le : 25/12/2009

  • Les présentations des éditeurs : 31/05/2010

Ouvert en 2006, le Centre national du costume de scène est la première structure au monde à être entièrement consacrée au patrimoine du spectacle vivant (théâtre, opéra, danse...) et plus précisément à la scénographie et aux costumes.
Le CNCS occupe le Quartier Villars, caserne de cavalerie bâtie pendant le règne de Louis XV, qui porte le nom du Maréchal de Villars, grand homme de guerre, né à Moulins, qui s'illustra sous le Roi Soleil, notamment à la bataille de Denain en 1712. Bien des cavaliers illustres fréquentèrent ce beau bâtiment à la noble architecture, aujourd'hui classé monument historique, et aussi les fêtes moulinoises et leur Grand Café, ainsi cet Étienne Balsan qui, à la Belle Epoque, aida une toute jeune couturière à se faire un nom, celui de Coco Chanel.
Le CNCS conserve aujourd'hui un fonds d'environ 9000 costumes, dépôts de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française et de l'Opéra national de Paris, ou encore collections propres au Centre, dons de théâtres, de compagnies, de costumiers, d'artistes... Le bâtiment de réserves a été construit par Jean-Michel Wilmotte, qui a également conçu la muséographie des espaces d'exposition du bâtiment principal.
Les costumes sont présentés par roulement dans des expositions temporaires qui se succèdent au rythme des saisons, abordant tous les sujets, des " Bétes de scène " à " J'aime les militaires ! ", des " Mille et une nuits " à " Au fil des fleurs, scènes dejardins ", et dernièrement un hommage à Rudolf Noureev, icône de la danse, en attendant d'ouvrir des salles permanentes qui lui seront dédiées, grâce au don consenti par la Rudolf Nureyev Foundation.
Bien sûr, le CNCS a mis en lumière Christian Lacroix, son président d'honneur, grand couturier, grand costumier, et l'exposition qui lui a été consacrée à Moulins a couru le monde, de Singapour à Sao Paulo... L'exposition " Opéras russes, à l'aube des Ballets Russes " traite des somptueuses productions de grandes oeuvres lyriques montées par Diaghilev, de Boris Godounov en 1908 à La Khovantchina en 1913.
Lieu d'histoire et lieu de vie, le CNCS illustre dans tous les domaines, expositions, centre de documentation, auditorium boutique, restaurant... les fastes du spectacle et ceux qui patiemment, dans l'ombre, les tissent, décorateurs, couturiers costumiers, ateliers... Le CNCS bénéficie, dans la conduite de ses missions et actions, du financement du Ministère de la culture et de la communication, de la Ville de Moulins, du Conseil général de l'Allier, du soutien de ses institutions fondatrices la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l'Opéra national de Paris, et de l'appui du Conseil régional d'Auvergne.


  • Les courts extraits de livres : 31/05/2010

Extrait de l'introduction

A PROPOS DE DIAGHILEV, «LA MUSIQUE SATURAIT SON ÊTRE...»

Dans ses Souvenirs d'antan, le prince Lvov, homme de progrès prônant les réformes sociales, ce qui lui vaudra d'être élu à la première Douma en 1906, trace un tableau idyllique des années de la fin du XIXe siècle. «C'était le printemps de la littérature russe, de la musique et de la peinture : une éclosion luxuriante. Les revues mensuelles publiaient Guerre et Paix, Un nid de gentilshommes, Crime et Châtiment, Le Ravin, Pères et Fils. Dans les concerts symphoniques que donnait Rubinstein, on entendait pour la première fois retentir la musique de Tchaïkovski. Les expositions printanières ambulantes exhibaient les oeuvres de la nouvelle école russe, avec les toiles de Kramskoï, Repine, Chichkine, Makovski. Sur scène on montait les pièces d'Ostrovski et l'opéra Eugène Onéguine. La jeunesse grandissait et s'éduquait au milieu de ces sons nouveaux, de ces nouvelles touches de couleur et des nouvelles oeuvres d'art russes. Jamais poésie, musique, peinture n'avaient eu pareille influence sur la jeune génération et les jeunes n'avaient jamais respiré un air aussi vivifiant que celui qui s'exhalait de la nature russe printanière au cours de ces années.»
Il revient sur les douces soirées familiales de son enfance, animées de lectures et de musiques, comparables en tous points à celles que vécut Serge Diaghilev, né dans la province de Novgorod en 1872, élevé dans le grand domaine familial à Perm.
La musique fut d'abord pour Serge Diaghilev une histoire de famille, où générations et parentèles se retrouvaient autour du piano. Musique et chant, petite chorale des enfants et des cousins, chant soliste des aînés, spectacles amateurs qui réunissaient amis et voisins. L'amour dévorant de la musique habitait ces dilettantes qui étaient de quasi professionnels, une des tantes était même une soprano célèbre, élève de Pauline Viardot.
Dans leurs promenades, les enfants sifflaient tout naturellement des airs de Schumann et de Beethoven. Dans le salon familial on interprétait parfois des opéras entiers, on se flattait de connaître tout Rousslan et Ludmilla.
Les compositeurs étaient leurs dieux et au sommet de cet Olympe régnait Tchaïkovski. Le plus ardent, le plus fervent était le petit Serge. Un de ses cousins se souvient : «Parmi les garçons, c'est Serioja qui avait la passion la plus vive pour la musique. Il absorbait gloutonnement tout ce qu'il entendait. Il vouait un culte particulier à Tchaïkovski, dont il connaissait spécialement bien les mélodies pour les avoir entendu chanter par sa tante.»


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia