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Une nouvelle traduction des chapitres sur la théorie de la valeur et la plus-value du Capital de Karl Marx.
Un capitaliste est un propriétaire d'argent qui achète des marchandises pour les transformer en plus d'argent. La plus-value est le seul but de ces échanges. Marx a identifié son origine : une seule marchandise, le travail humain, possède la propriété de créer plus de valeur qu'elle n'a coûté. En l'achetant, le capitaliste s'approprie du travail non payé : la plus-value. L'argent devient ainsi du capital. La fabuleuse création de richesses, l'épuisement des ressources naturelles et la crise actuelle du capitalisme reposent sur l'extraction sans limite de la plus-value.
KARL MARX est l'auteur du célèbre Manifeste du parti communiste. Il a participé à la création de la première Association internationale des travailleurs. Ce texte est une nouvelle traduction des chapitres sur la plus-value du Capital.
Biographie des auteurs :
Gérard Mordillat est romancier et cinéaste. Depuis Vive la sociale ! il explore le monde du travail. Les vivants et les morts (2005) fait l'objet d'un film de Gérard Mordillat. Notre part des ténèbres (2008) est son dernier roman.
Karl Marx est l'auteur du célèbre Manifeste du parti communiste. Il a participé à la création de la première Association internationale des travailleurs
Les courts extraits de livres : 05/06/2010
La transformation de l'argent en capital
La richesse des sociétés dans lesquelles règne le capitalisme apparaît comme une gigantesque accumulation de marchandises.
La circulation des marchandises : M→A→M
La circulation des marchandises est le point de départ du capital. La production de marchandises et un développement suffisant du commerce, sont les conditions historiques de son apparition. Le marché et le commerce mondial inaugurent, au XVIe siècle, l'histoire moderne du capitalisme.
Si nous négligeons l'aspect matériel de la circulation des marchandises ainsi que l'échange des valeurs d'usage pour ne considérer que les formes économiques que ce processus génère, alors nous trouvons comme produit final l'argent. Ce produit ultime de la circulation des marchandises est la première forme d'apparition du capital.
Historiquement, le capital est apparu au côté de la propriété foncière sous forme d'argent comme fortune monétaire, comme capital commercial ou encore comme capital destiné aux prêts usuraires. L'opposition entre le pouvoir de la propriété foncière, qui repose sur des rapports personnels de maître à serviteur, et le pouvoir impersonnel de v argent est clairement résumée dans les deux dictons : «Nulle terre sans Seigneur» et «L'argent n'a pas de maître». Cependant il n'est pas besoin de se reporter à la naissance historique du capital pour constater que l'argent est la première forme de son apparition. La même histoire se répète en effet tous les jours sous nos yeux. Tout nouveau capital entre en scène c'est-à-dire sur le marché, marché des marchandises, marché du travail ou marché financier, en tant qu'argent, et cet argent doit, par des processus déterminés, se transformer en capital.
L'argent en tant que capital se distingue de l'argent en tant qu'argent, par leurs formes de circulation différentes.