Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Frédéric Dard, mon père, San Antonio

Couverture du livre Frédéric Dard, mon père, San Antonio

Auteur : Joséphine Dard

Préface : Guy Carlier

Date de saisie : 07/07/2010

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, France

Prix : 29.90 € / 196.13 F

ISBN : 978-2-7499-1238-7

GENCOD : 9782749912387

Sorti le : 20/05/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Dix ans après la disparition de Frédéric Dard, le 6 juin 2000, sa fille Joséphine nous fait découvrir l'homme qui se cache derrière le si populaire commissaire San-Antonio, et rend hommage à l'écrivain qui a signé plus de 250 romans.
Auteur adulé qui a su donner à la littérature policière un langage à la verve inimitable, homme admiré, il a inspiré de nombreux romanciers contemporains, mais aussi des cinéastes, comédiens, dessinateurs, journalistes, dont nous retrouverons au fil des pages de l'album les témoignages d'amitié.
Du journalisme à l'édition, du théâtre au cinéma, Joséphine présente la formidable carrière de cet infatigable créateur et nous livre des textes inédits.
Un véritable cri d'amour à son père, dix ans après sa disparition.
L'écriture, c'est plus qu'une nourriture. Vous pouvez rester plusieurs jours sans manger. Mais pas sans pisser. Pour moi, l'écriture c'est pareil. Dans la vie, je suis un bonhomme tranquille. Mais au fond, je sens une révolte permanente. Ça gueule en moi. Si j'arrêtais d'écrire, je ne pourrais pas vivre...



  • La revue de presse François Busnel - Lire, juin 2010

Il y a plusieurs façons de redécouvrir l'oeuvre de Frédéric Dard. Plongez dans un San-Antonio - n'importe lequel. J'y reviendrai. Mais si vous croyez - et vous n'avez pas tort - qu'une oeuvre est aussi le produit d'une vie, alors lisez le très beau livre que Joséphine Dard consacre à son père...
Ce livre est bien plus que la lettre d'amour de l'orpheline d'un père décédé il y a dix ans. C'est un témoignage indispensable pour tous ceux que la création littéraire intéresse. On y trouve les lettres admiratives de Jean Cocteau ou de Jean Dutourd, des photos et récits de ses amis, Léo Ferré, Michel Audiard, Renaud...


  • Les courts extraits de livres : 22/07/2010

Extrait de la préface de Guy Carlier

Je t'ai tellement attendu. Il y eut tant de petits matins inutiles dans des gares de banlieue, avec la peur grise au ventre, avec l'ennui pour tout espoir du jour à venir, avec les angoisses des pauvres gens, des histoires de bureau, de voiture ou d'engueulade avec l'autre, pour une fête de famille à laquelle on ne voulait pas aller... Les femmes adorent les fêtes de famille, les hommes s'y font chier, alors ils donnent le change, en passant d'un groupe à l'autre, un sourire faux-cul aux lèvres et un verre à la main. Mais peu à peu, l'alcool réveille leurs diables assoupis et ils profitent du moindre prétexte pour faire une scène imbécile à leurs compagnes. Il suffit d'une robe qu'ils jugent soudain trop moulante, d'une danse qu'elle a accordée à un oncle rougeaud à bretelles, d'une complicité et de fous rires partagés avec une vieille copine d'école. Il suffit juste qu'elles vivent sans eux pour qu'ils se sentent abandonnés et qu'ils se vengent. À la fin de la soirée, ils rentrent tous les deux en voiture, silencieux et emmurés de mépris. Puis la femme reste fermée à double tour pendant des jours. Les hommes pensent qu'elles font la gueule. Ils se trompent, elles ne font pas la gueule, elles cicatrisent de l'âme.

Il y eut tant de petits matins inutiles dans des gares de banlieue et pas un seul où je ne t'ai espéré en passant devant les «points Hachette», sur ces présentoirs que les vendeuses gardaient près de leur caisse de peur que l'on te vole, près des boîtes de Tic-Tac, des tickets de Tac O Tac, des pastilles de menthe au double effet Kiss Cool, des piles électriques et des cartes postales. Mais bon Dieu, qui pouvait avoir envie d'envoyer des cartes postales d'Argenteuil ?

Il y eut tant de petits matins inutiles dans des gares de banlieue et pas un seul où je n'attendais que les jeunes cadres qui empestaient le Brut de Fabergé aient glissé Les Échos dans leur attaché-case en cachant Lui, le magazine de l'homme moderne, au milieu, pour enfin m'approcher de ce putain de présentoir et voir si un nouveau bouquin de toi m'y attendait.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia