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.. Navigation par gros temps

Couverture du livre Navigation par gros temps

Auteur : Peter Bruce | Adlard Coles

Préface : Ellen MacArthur

Date de saisie : 19/06/2010

Genre : Sports

Editeur : Fédération française de voile, Paris, France | Gallimard loisirs, Paris, France

Prix : 39.00 € / 255.82 F

ISBN : 9782742427116

GENCOD : 9782742427116

Sorti le : 09/06/2010

  • Les présentations des éditeurs : 19/06/2010

Adlard Coles et Peter Bruce

Le grand classique d'Adlard Coles, remis à jour par Peter Bruce
Tous ceux qui naviguent ont affronté, ou affronteront un jour, un très gros coup de vent : mer déchaînée, lames déferlantes, rafales dévastatrices...
Pourtant, il est peu fréquent que les plaisanciers, voire les navigateurs confirmés y soient préparés, et beaucoup d'entre eux se sont ainsi retrouvés en péril.
Les nombreuses informations techniques et les récits, consignés et analysés dans cet ouvrage, constituent une somme unique, un capital d'expériences vécues inestimable, dont la connaissance est primordiale pour affronter plus sereinement le gros temps.
Cette nouvelle édition, la sixième en langue française, a été profondément remaniée et mise à jour, tout en restant fidèle à ce qui était fondamental pour Adlard Coles : humilité, sens marin, expérience des équipages, préparation et connaissance de son bateau. Tous ne réagissant pas de la même manière face à la tempête, il faut garder à l'esprit que le comportement des équipages importe plus que les seules techniques utilisées. Certains chapitres ont été mis à jour ou remplacés, des témoignages poignants ont été ajoutés et le chapitre sur la météo a été réécrit par Jean-Yves Bernot, le grand spécialiste du routage.

Navigation par gros temps, c'est le livre que tout le monde doit avoir lu, skipper et équipiers, avant de partir en mer ! Parfois impressionnant, toujours instructif, il doit être pour chacun une invitation à réfléchir à sa sécurité. Et si certains récits ressemblent à de vrais cauchemars, souhaitons qu'ils puissent contribuer efficacement à votre sauvegarde, si un jour il vous faut affronter du gros temps.

Adlard Coles est mort en 1985, laissant derrière lui une foule d'amis et d'admirateurs, la plupart d'entre eux ne le connaissant que par ses livres. L'écriture d'Adlard était claire, vive. C'était un homme hors du commun. Il était doux et très aimable, promenant sur le monde un regard de poète, et, bien que diabétique, il était incroyablement résistant, courageux et déterminé.

Ancien officier de la Royal Navy, coureur au large, journaliste et auteur de guides nautiques, Peter Bruce a navigué sur toutes les mers du globe. A bord de ses bateaux successifs, Scarlet Rurmer, Genie, The Goodies et Owl, il a participé à de nombreuses courses du RORC. Il a par deux fois fait j partie de l'équipe britannique victorieuse de l'Admiral's Cup et a disputé la quasi-totalité des j courses du Fastnet depuis 1961. Ancien collaborateur d'Adlard Coles, il a dirigé la nouvelle édition de cet ouvrage.


  • Les courts extraits de livres : 19/06/2010

Avant-propos de Ellen MacArthur

Pendant ma tentative de record autour du monde, ma navigation dans le grand Sud en janvier 2005 a été atroce. Nous étions talonnés par une grosse dépression, à l'arrière de laquelle les vents soufflaient à 80 noeuds : si on se laisse rattraper par une tempête pareille, on risque de ne pas survivre. Il faut rester devant, par conséquent la pression était terrible : il nous fallait faire route à très haute vitesse dans des conditions extrêmement dures, c'était vraiment stressant. Si on avait cassé, on se serait retrouvé en six heures dans un vrai chaudron.
J'ai rencontré des icebergs, des houles immenses, des orages de grêle massacrants et des vagues si longues que l'on avait l'impression de regarder de l'autre côté d'une vallée. Pendant trois jours et trois nuits, le vent fut si violent que le bateau était en danger de chavirer : c'était comme être à bord d'un métro fou ! J'étais obligée de dormir par tranches de dix minutes et le simple effort de tenir debout était exténuant. Sans parler des réparations à effectuer sur un mât de 30 mètres, que j'ai dû escalader deux fois. Imaginez-vous accroché à un poteau télégraphique pendant un tremblement de terre. J'ai attrapé des bleus énormes. Le danger le plus grave n'était pas de tomber - même s'il existait bel et bien - mais de me casser un bras ou une jambe en me faisant projeter contre le mât...
Enfin, personne ne m'obligeait à le faire, alors pourquoi le faisais-je ?
Eh bien, je me réalise en relevant des défis, et j'en redemande. Les eaux du grand Sud comptent parmi les endroits les plus formidables et les plus désolés de la planète mais ce vent, cette pluie et ces énormes vagues sont d'une grande beauté : c'est la nature sous sa forme la plus brute, une expérience unique. C'est un endroit éprouvant, mais j'ai considéré comme un privilège de pouvoir le contempler.
Les océans ne pardonnent rien et ne se laissent pas prévoir, mais ils sont passionnants. Le tour du monde à la voile en solitaire est un défi potentiellement dangereux, mais nous faisons tout notre possible pour que le bateau soit sûr et nous nous débrouillons pour que toutes les procédures de sécurité soient en place si le pire arrive. Il est crucial d'être conscient des risques, d'avoir une vraie compréhension de cet environnement et du défi que l'on s'apprête à relever. En définitive, les risques que nous prenons sont calculés : je travaille avec les météorologues pour prévoir le temps que j'ai devant moi ; j'étudie chaque aspect du bateau. Le fait de savoir que l'on a tout passé en revue et que l'on a appris à terre tout ce que l'on pouvait avant le départ, aide à se préparer psychologiquement. Mais il faut aussi être disposé à voir quelque chose vous échapper : la météo, une avarie à bord... Une fois que l'on y est, si quelque chose casse, c'est à vous de le réparer. Il est donc vraiment important de connaître le bateau dans ses moindres détails.


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