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Ce livre est bâti sur une uchronie. Le principe est de raconter l'histoire telle qu'elle s'est effectivement déroulée, puis de modifier un de ses éléments, et d'étudier les conséquences de ce changement, d'explorer les devenirs les plus probables.
Dans cet ouvrage, le parti pris est de considérer que Pétain ne parvient pas à prendre le pouvoir en 1940, et que la France continue à se battre.
Loin d'une oeuvre d'imagination, ce véritable travail historique, à base d'avis de stratèges, d'étude de profils psychologique des personnages clés, laisse entrevoir en fin d'année 1940, un tableau crédible de ce qui aurait pu être...
Les présentations des éditeurs : 27/02/2011
Depuis longtemps déjà, les historiens anglo-saxons aiment à pratiquer l'exercice du What If ? Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait refusé la défaite politique et continué la lutte contre l'Allemagne hitlérienne depuis l'Afrique du Nord ?
Telles sont les questions posées par cet essai où l'histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante. S'il ne s'agit pas d'histoire académique stricto sensu, ce livre n'est certainement pas le résultat d'une réflexion fantaisiste. Il constitue en réalité un exercice historique particulièrement stimulant.
Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d'étudier l'histoire de l'année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique; sur terre, dans les mers et dans les airs; parmi les combattants comme dans les lieux de pouvoir.
Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n'ayant qu'un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n'était en rien inéluctable. Nullement imposée par une quelconque rationalité militaire ou technique, celle-ci ne prend sens que dans le défaitisme qui a saisi une partie des élites françaises.
Voici le récit d'une histoire qui n'a pas été, mais qui aurait pu être.
Sous la direction de Jacques Sapir (directeur d'étude à l'École des hautes études en sciences sociales), Frank Stora (journaliste et spécialiste des jeux de simulation) et Loïc Mahé (ingénieur informaticien).