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.. L'amour est une île

Couverture du livre L'amour est une île

Auteur : Claudie Gallay

Date de saisie : 23/09/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 21.80 €

ISBN : 978-2-7427-9285-6

GENCOD : 9782742792856

Sorti le : 18/08/2010

L'amour est une île dont on ne revient jamais indemne...
Festival d'Avignon 2003. Le «In» s'interrompt sous la pression des intermittents du spectacle en grève pour un meilleur avenir : la Jogar, comédienne célèbre revenue au pays, ne peut pas interpréter son rôle dans Sur la route de Madison. Le «Off» essaye de se jouer malgré la densité du désir de comprendre le passé : Odon, directeur du théâtre Le Chien fou et ancien amant de La Jogar, fait tout pour présenter la pièce d'un illustre inconnu Paul Sélliès qui s'est suicidé, «Nuit rouge». Dans cette atmosphère à la tension palpable surgit Marie, la soeur de Paul. Une provocante border line qui va déranger et devenir à son insu le point de fuite d'une tragicomédie.
Et, autour de cette jeune fille aux bras et au visage d'ange écorché, Claudie Gallay va convoquer des personnages symboliques. Soutine va ainsi côtoyer Edgar Poe, Baudelaire, Reggiani, René Char, Nan Goldin, Gérard Philippe et surtout Beckett... Ce kaléidoscope pourrait paraître convenu s'il n'était pas soutenu par de savoureux personnages secondaires, résignés ou idéalistes mais toujours marginaux à leur manière. Leur prêtant des aspirations complexes mais toujours crédibles, elle incite à l'empathie. Et, si Claudie Gallay semble exhorter tous les arts à sauver le monde, elle n'en garde pas moins un brin de naïveté candide - les fées ou encore le Père-Noël ne sont jamais loin - et révèle alors, avec suavité, l'évanescence des vivants et la présence de l'absent. Son écriture n'est pas seulement efficace, tantôt haletante, tantôt réfléchie, elle est à l'image des hommes : sous des apparences bravaches presque sèches, elle est fragile. D'une plume matinée de scepticisme et d'illusions et évitant toujours le pathos, elle fait succéder les chapitres courts, comme les actes d'une pièce décousue, mais, qui forment en vérité, une tragédie universelle : l'ambiguïté des comportements humains. Et, à l'instar de ses précédents romans, où ses personnages chancelaient mais se relevaient toujours, ici, Claudie Gallay ne joue plus et fait tomber tous les masques. Elle nous offre une fois de plus un roman qui dit l'anodin et révèle l'indicible : L'Amour est une île... dont on ne revient jamais indemne, ou que l'on ne veut pas quitter !


Été 2003, le festival d'Avignon, pendant la grève des intermittents.
Odon, directeur du théâtre au Chien Fou, présente la pièce "Nuit rouge" d'un auteur inconnu, mort très jeune, Paul Selliès.
La Jogar - Mathilde - célèbre comédienne, revient dans sa ville natale, pour interpréter "Sur la route de Madison".
Marie, la soeur de Paul, arrive également en Avignon, écorchée vive, hantée par son frère et la mort de celui-ci -mort dont on devine les circonstances, mais qui sont divulguées lentement, presque confidentiellement.
Isabelle, vieille dame dont le coeur fait des caprices, est la mémoire du festival depuis le début. Elle accueille les connus, les moins connus, les paumés. "Vieillir ce n'est rien quant on se souvient. C'est l'oubli qui fait la souffrance..." dit-elle De nombreux personnages, qui se croisent et se décroisent, tous très attachants.
Les chapitres, très courts, se suivent comme des flashs de vie.
Avignon, la chaleur écrasante de cet été-là, soulignent et maintiennent une atmosphère envoutante.
Un livre magnifique, beau comme une tragédie, comme la vie qui passe, comme les rêves non réalisés ; "le possible est ennuyeux, avec l'impossible on a des chances" dit Odon.
Un seul regret : que le livre se termine.


Claudie Gallay


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige.
Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort dans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont,1a jeune soeur Marie - une écorchée vive -vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses.
Car autour de l'oeuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent dans la souffrance.
Plongée au coeur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l'on quitte, des îles qu'on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d'un été lourd de secrets.

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié aux éditions du Rouergue L'Office des vivants (2000 ; Babel n° 944), Mon amour, ma vie (2002 ; Babel J, 2008 ; Babel n° 991, 2010), Les Années cerises (2004), Seule Venise (2004, prix Folies d'encre et prix du Salon d'Ambronay ; Babel n° 725), Dans l'or du temps (2006 ; Babel n° 874) et Les Déferlantes (2008), qui a reçu le Prix des lectrices de Elle et fera prochainement l'objet d'une adaptation cinématographique.



  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2010

Au festival d'Avignon, les intermittents du spectacle sont en grève, les représentations s'arrêtent. Mais, en coulisses, les drames se nouent et la tragédie rôde dans les théâtres vides...
Dans cette ville desséchée par le mistral, on respire mal et les tensions montent : celles des intermittents du spectacle qui votent la grève, celles des comé- diens qui ne s'aiment pas ou qui s'aiment trop, jaloux, admiratifs, sur les dents. Il y a les petites troupes qui collent des affiches comme elles peuvent pour le Festival off où chacun tente sa chance. Il y a les comédiens reconnus, têtes d'affiche, bien traités, bien logés, qui se demandent s'ils pourront jouer ce soir avec ces mouvements sociaux qui expriment le malaise des artistes. Mais tous viennent là pour retrouver leur passé, les émotions du trac avant la première tirade, les amours infidèles...
Le rythme est celui d'une errance, une valse lente et triste évoquant la jeunesse perdue. Mais qu'on ne s'y trompe pas, Claudie Gallay a toujours fait les mêmes choix : partir d'un lieu obsédant et réunir dans ce huis clos des hommes et des femmes tourmentés, à vif, qui, un jour, savent que leur tour est arrivé : celui d'aimer à nouveau ou de mourir enfin.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 26 août 2010

Que l'on ne s'y trompe pas. Loin des tempêtes de La Hague, dans la touffeur de l'été avignonnais, la romancière souffle sur des braises, celles de la passion qui a animé jadis les deux héros du livre, un metteur en scène et une comédienne célèbre qui se croisent le temps du festival. Claudie Gallay n'a pas choisi une année au hasard. Elle campe son action au coeur de l'été 2003, lorsque les intermittents bloquèrent les spectacles. «Le festival de toutes les violences, se souvient l'auteur, qui habite à quelque quarante kilomètres de là. Pendant un petit moment, les portes de la ville furent totalement fermées, créant une situation totalement inédite. On évoque souvent la douceur du Sud à tort. Quand le mistral souffle comme aujourd'hui, Avignon peut être aussi rude que La Hague.»...
«Je mets tout dans des carnets, car on oublie vite» confie-t-elle. Pour L'amour est une île, elle a eu envie d'aller voir derrière le décor de la fête avignonnaise. Dépouiller les artifices pour mettre à nu personnages et émotion. Ainsi souffle la tornade Claudie Gallay.


  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 26 août 2010

Passion amoureuse, passion du théâtre, passion filiale... le mélange est détonant. D'autant plus qu'à des degrés divers tous les comparses sont frappés de maux identiques, de Julie la débutante qui rêve de barricades à la vieille Isabelle qui, chaque année, va fleurir la tombe de Gérard Philipe à Ramatuelle. S'ensuit un roman des amours blessées, des ambiguïtés, des secrets et des mensonges où tout n'est in fine que souffrance et solitude dans la lumière cruelle de l'été. Le danger pour conter ce genre d'histoire est de faire donner les grandes orgues, mais ce n'est pas dans la manière de Claudie Gallay. Réaliste d'abord, elle procède par scènes courtes et petites phrases sèches, elle effleure, frôle, suggère.


  • Les courts extraits de livres : 30/07/2010

Il fait encore nuit et le fleuve est tranquille quand Odon Schnadel sort de sa péniche. Il tient un bol à la main. C'est son premier café, noir, brûlant. Il a mal au crâne. Il glisse deux aspirines dans le bol. La chaleur est étouffante.
Des branches flottent, cassées plus au nord et charriées, apportées là, elles se confondent avec les eaux brunes.
Les arbres souffrent, même ceux qui ont les racines dans l'eau.
Sur le pont, ça sent le vernis. Il y a des pinceaux rouges dans une boîte, un pot, des chiffons. L'odeur du vernis ajoute au mal de crâne.
Odon boit son café en regardant couler le fleuve. Quelque part sur l'île, un chien hurle.
Une lucarne grillagée est plantée dans la porte. Faible halo jaune. Quand Mathilde est partie, il s'est juré ça, la laisser briller jusqu'à ce qu'elle revienne.
Cinq ans. Les ampoules ont grillé. Il les a remplacées.
Aujourd'hui, elle est là, quelque part en ville, pour le temps du festival. Depuis des semaines, la rumeur se répand, la Jogar revient entre ses murs, elle joue Sur la route de Madison au théâtre du Minotaure.
On parle d'elle dans les journaux.
On parle d'elle partout, dans son quartier, dans la rue. On dit qu'elle dort à la Mirande, l'un des plus beaux hôtels de la ville. On dit aussi qu'elle a renié son nom en devenant la Jogar.
Odon finit son café, le bol entre les mains, les coudes au bastingage.


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