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Défendre la veuve et l'orphelin ? Plutôt mourir ! Sauver l'humanité ? Et puis quoi encore ? Privé dès son plus jeune âge de sa sorcière de mère, Wilmuth entre au séminaire Inferno pour y suivre l'enseignement maléfique de l'infâme Triple-Mort. Autant dire qu'il serait plutôt du genre à en vouloir à la terre entière. Les beaux sentiments, très peu pour lui ! Pour son bonheur, notre héros a vu le jour au Moyen Âge, une époque sanglante à souhait. Et quoi de mieux quand on veut en découdre que d'affronter le grand Charlemagne en personne ?
Les choses ne se passent cependant pas toujours comme on le voudrait : Wilmuth aura ainsi fort à faire pour demeurer en dehors du droit chemin, échapper aux griffes de l'amour et rester parfaitement détestable.
Mauviettes et rabat-joie s'abstenir : tourner les pages de ce livre pourrait vous être fatal !
Jean-Marc Deville vit à Paris, où il n'a jamais tué personne, du moins pour l'instant. Au service du Mal est son premier roman.
Les courts extraits de livres : 21/07/2010
UNE CHANSON DURE QUE ME CHANTAIT MA MAMAN
Je suis né au Moyen Âge. En ce temps-là (vers 740 après je ne sais plus qui), Pépin III dit le Bref régnait sur les Francs en compagnie de son frère Carloman. À la vérité, ce Pépin est un personnage de peu d'intérêt, juste bon à figurer dans les livres d'Histoire. Il est donc inutile que je m'attarde sur son cas. On raconte qu'il a évincé le dernier souverain mérovingien, chassé les Maures de Septimanie, reconquis l'Aquitaine, instauré le denier d'argent et la dîme. Et alors ? Qui s'en soucie aujourd'hui ? Faisons simple : n'en parlons plus.
Je ne vous l'apprendrai pas : même les pires assassins ont une mère. La mienne se prénommait Valkiria et descendait d'une longue lignée de sorcières. Au fil des siècles, ses ancêtres avaient consacré leur existence à massacrer une multitude de magiciens, ces abominables traîtres qui, de beaux discours plein la bouche, mettent leurs talents au service du bien. Notre famille avait remarquablement prospéré dans cette entreprise puisque la blanche barbe de Merlin l'Enchanteur trônait au-dessus de notre cheminée. Ma mère aimait souvent à raconter comment ce trophée avait été remporté par sa trisaïeule. Le vieil homme était sensible du menton et avait renoncé à regret à cet attribut.