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.. Les légions dangereuses

Couverture du livre Les légions dangereuses

Auteur : Isabelle Marnier

Date de saisie : 28/07/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Jean Picollec, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 9782864772415

GENCOD : 9782864772415

Sorti le : 17/07/2010

  • Les présentations des éditeurs : 11/08/2010

Voici l'histoire d'un médecin parisien qui s'engage en 1941, par conviction anticommuniste, dans la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme. Il est plongé en Russie dans une guerre acharnée, sournoise, démoralisante, par des froids extrêmes : un vrai voyage au bout de la nuit.
A Paris au moment de la Libération, pour échapper à l'épuration, le volontaire se cache puis s'engage sous un faux-nom dans la Légion étrangère comme simple soldat. Il va terminer la guerre dans les troupes françaises qui envahissent l'Allemagne et être proposé pour la Médaille militaire.
Mais atteint d'un mal inexorable, il va agoniser jusqu'à l'issue fatale, «retrouvant» sa fille - une adolescente - : il se confie à elle, lui contant ses élans, ses malheurs et lui laissant ses notes qu'il a griffonnées tout au long de son épopée.
Dans ces Légions dangereuses s'entrecroisent aventure, passions, drames, tendresse et amour dans un bain d'authenticité.

Isabelle Marnier, après ses études à Paris et la mort de son père, va vivre en Inde. Après une bourse Fulbright de journalisme à l'Université du Wisconsin, elle devient rédactrice-conceptrice dans une agence de création.


  • Les courts extraits de livres : 11/08/2010

- Isabelle, au parloir !
Chaque fois qu'entre cinq et six heures et demi de l'après-midi la porte de la salle de classe s'ouvre pour laisser passer la cornette blanche de la soeur novice, c'est la même émotion. Qui sera appelé ? Alors, la petite fille dont le nom a été lâché se lève, toute heureuse, elle ferme son cahier de textes ou le livre qu'elle parcourait distraitement et quitte l'étude sous le regard envieux des autres. Évidemment, il y a le grand corridor à parcourir - si froid qu'on l'avait surnommé la glacière - avant de descendre l'escalier quatre à quatre.
Nous sommes en septembre 1941, à Notre-Dame-de-Sion, pensionnat de bonne réputation rue Notre-Dame-des-Champs, à Paris.
A l'origine, le couvent des dames de Sion a été fondé à Jérusalem. Son rôle : prêcher la bonne parole et convertir au catholicisme. A cause de la guerre, les religieuses, maintenant, protègent et cachent des enfants juifs.
Pourquoi suis-je à Notre-Dame-de-Sion ? Il y a trois raisons à cela dont j'ai, bien plus tard, évalué l'importance : la première est purement géographique. Il n'y a qu'un pas du boulevard Raspail - où habitent mes grands-parents paternels - à la rue Notre-Dame-des-Champs. Il n'y a qu'un demi-pas de la faculté de pharmacie où Maman poursuit ses études. En effet, avant la guerre, elle semblait s'ennuyer à la maison. Alors, elle a suivi les conseils de Bonne-Maman, sa mère, et comme nous, elle est retournée en classe. Maman, la majorité des gens - et souvent Papa - l'appellent Mimi alors qu'elle se nomme Henriette, Clémentine. Mais pour ma soeur et moi, c'est Mine ou Maminette.


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