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.. Elles vivaient d'espoir

Couverture du livre Elles vivaient d'espoir

Auteur : Claudie Hunzinger

Date de saisie : 22/12/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Roman

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-246-77291-0

GENCOD : 9782246772910

Sorti le : 25/08/2010

Deux femmes, Emma et Thérèse, une rencontre sur les bancs de l'École Normale, une même passion pour la littérature et la belle langue. L'une est prodigieusement douée pour la vie, l'autre est plus secrète, plus discrète, plus brûlante aussi, plus forte peut-être. En ce temps là, le nazisme s'installe, les juifs sont stigmatisés. Emma et Thérèse vont vivre une liaison d'autant plus forte que l'époque se prête peu aux amours féminines, mais la guerre déchire les vies et elles suivront chacune un chemin exacerbé. Tandis que l'une se mariera, l'autre s'engagera dans une résistance acharnée contre l'occupant. Histoire et Tragédie, mais beauté aussi de l'écriture de Claudie Hunzinger qui dit si bien l'amour, la littérature, la nature et les relations humaines, si déchirantes soient-elles. Nous nous prenons de passion pour ces deux femmes, dont une narratrice sensible et singulière recoupe les moments de vie pour tisser une si belle histoire d'amour et de guerre.


En référence à un vers de Paul ÉLUARD «nous vivons d'espoir», Claudie HUNZINGER nous livre, à travers un premier roman, la vie de sa mère Emma dont l'identité profonde se dévoile au fil des lettres retrouvées que sa fille effeuille. Dans les années 1920-1930, Emma tente le concours de l'École Normale de Fontenay et y fait la connaissance de Thérèse, qui elle échouera plusieurs années de suite malgré la récidive.

Les deux jeunes femmes édifient leur vie sur des idéaux, celui de l'amour exaltant, absolu pour Emma, toujours conquérant, ne cherchant l'assouvissement que pour mieux désirer sans limite aucune afin de bâtir sa vie comme un personnage de roman avec le risque de se construire (ou de se déconstruire) au gré du hasard, celui de l'engagement pour Thérèse, fidèle dans sa relation à Emma, lui témoignant des sentiments sincères et une soif de proximité, d'échanges et de tendresse.

L'équilibre qui tentait d'exister entre ces deux conceptions de vie va être bousculé par une réalité politique et sociale : l'arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne et les années d'occupation en France. De plus, les diverses mutations professionnelles d'Emma et de Thérèse favorisent l'éloignement de ces deux jeunes femmes. Emma, dans sa quête d'absolu tentera de braver les codes sociaux en choisissant le mariage avec Marcel, père de deux enfants, industriel, fruste, où l'originalité n'a pas sa place et incarnera ainsi le personnage de Lady Chatterley.

Sous l'occupation allemande, en Alsace, Marcel fera preuve d'obéissance aux normes instaurées pour seul moyen de satisfaire ses ambitions personnelles au détriment de l'intérêt collectif. Ses prises de position et ses valeurs laisseront Emma se heurter à une réalité qu'elle n'avait pas envisagée, celle qui ne permet plus d'espérer, d'évoluer et s'empare de tout désir de liberté. L'Histoire va également accentuer le manque chez Thérèse et elle le comblera en déployant un engagement politique exceptionnel, en prenant les rênes du front national, réseau de la résistance communiste en Bretagne. Cet engagement lui vaudra la torture puis la mort.

Ainsi, les désirs et les idéaux de ces deux jeunes femmes au début de leur vie trouvaient leur expression dans l'exaltation, entretenant un manque pour mieux s'enflammer et faire valoir les émotions. Le cours de l'Histoire s'est joué de ce manque pour créer une rupture entre Emma et Thérèse, laissant chacune individuellement face à son destin. Emma a vécu à rebours en se déconstruisant et Thérèse a voulu trop vite cicatriser ses blessures causées par l'absence d'Emma en menant une vie boulimique ; elle aura précipité son destin.


Des Illuminations est née Descente aux Enfers ?
Dans son premier roman, Elles vivaient d'espoir, Claudie Hunzinger ne se contente pas de relater les carnets remplis des lettres écrites et les photos collectionnées par sa mère Emma, mais elle les transcende d'une écriture tourmentante et tourmentée.
Au début du vingtième siècle deux jeunes femmes vont se rencontrer : Emma et Thérèse. La première est aussi déterminée et indépendante que la seconde est secrète et sauvage. Leur seul point commun : leur folle entreprise de devenir professeur et leur fol amour des lettres. Deux réalités qui vont engendrer l'utopie dans laquelle elles ont vécu et les lier à jamais ?
Pour Claude Hunzinger, l'heure est aux retrouvailles avec ces deux fantômes, pour mieux comprendre, pour mieux s'apaiser peut-être. Et, c'est d'une plume à la fois émerveillée et craintive qu'elle énumère les anecdotes au rythme des découvertes photographiques. Se permettant d'utiliser les propres mots de sa mère, mais gardant toujours «ce fameux regard latéral, celui que recommande Edgar Allan Poe pour observer les fantômes ou les étoiles», elle tisse avec subtilité et simplicité les fils de leur histoire commune et celle qu'elles n'ont jamais partagée. Elle évoque alors l'histoire intime, morale et amoureuse de ces deux jeunes filles aux caractères et aux visions de la vie opposées que la Grande Histoire va séparer. Cette fameuse seconde guerre si différemment vécue par Emma, mariée à un partisan naziste, en Alsace et par Thérèse au milieu des petites gens et des résistants, en Bretagne ? Là, quelques longueurs historiques auraient pu être évitées, mais elles permettent néanmoins d'exacerber la distance qui s'instaura au fur et à mesure entre les deux femmes et provoquer le basculement dans une autre vie. Et, notamment de légitimer l'importance de leur relation épistolaire. Car c'est aussi un des enjeux de ce récit : en convoquant de nombreux auteurs tels que Jules Vallès, Vigny, La Fontaine, Spinoza, Bergson mais surtout Arthur Rimbaud, Claudie Hunzinger révèle l'importance de l'interaction entre la littérature et la vie de sa chère mère. Cette scandaleuse écrivit avec fièvre et incandescence ses amours ambivalents et sincères. Puis, d'une plume amère et empreinte de nostalgie, elle blâmera inlassablement ses faiblesses et ses lâchetés. Ainsi, d'une écriture ancrée dans la réalité, Claudie Hunzinger fait émerger une artiste extrême de la vie. L ? «Emma Carpe diem», une jeune fille sincère mais confrontée à la grande question du dilemme entre la féminité et le féminisme. Et ne trouvant comme réponse que de faire éclater sa liberté et sa vision des choses anti conformistes, l'auteur dresse le portrait d'une rebelle pas forcément gentille mais qui choisit envers et contre tout la passion. Une espèce de mystique sans dieu que ses croyances conduiront sur les chemins d'un enfer si banal : la vie de femme au foyer. Jusqu'à en crever doucement. C'est ce calvaire là, bien plus que la seconde Guerre que Claudie Hunzinger retrace ici avec lucidité. Son livre dit à merveille la rage et le désespoir de rater sa vie. Et, bien plus que l'Histoire de l'émancipation féminine de deux femmes en marge de leur époque, Claudie Hunzinger va surtout rendre un magnifique hommage à sa mère, une amoureuse de l'amour. Tout aussi percutant qu'émouvant.


Une courte lecture de Claudie Hunzinger


Claudie Hunzinger au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

«Thérèse disait qu'elle se compromettait follement. Je n'ai pas coutume de m'occuper de l'opinion des autres, répondait Emma. La mienne me suffit. Et je trouve plus honorable d'être au ban de la société qu'en ses trônes d'honneur.»

C.H.

Elles vivaient d'espoir est un roman qui raconte l'émancipation de deux femmes, Emma et Thérèse. Elles tentent de construire ensemble, dans les années trente, une vie à la fois amoureuse et engagée, parallèlement à la montée des utopies et du nazisme. Un homme et la guerre vont les séparer. Leur histoire personnelle rejoint alors la grande Histoire et l'horrible beauté des tragédies.

Claudie Hunzinger est née en Alsace. Elle est artiste plasticienne. Elle a publié en 1973 Bambois la vie verte, un récit. Elles vivaient d'espoir est son premier roman.



  • La revue de presse Marjolaine Jarry - Le Nouvel Observateur du 16 décembre 2010

Les images ont appelé le langage et Claudie Hunzinger a écrit ce livre où vibrent les ombres : l'ombre rayonnante de l'amour entre Emma et Thérèse; l'ombre fatale de la nazification de l'Alsace; l'ombre, ressuscitée par les mots, de Thérèse, combattante héroïque oubliée des hommages officiels. Fantômes intimes et collectifs vivent au creux de ce sublime roman qui éclaire notre présent et nous rapproche du secret de nous-mêmes.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2010

En publiant Elles vivaient d'espoir, Claudie Hunzinger nous livre un roman tragique et poétique, une histoire d'amour audacieuse entre deux femmes, à partir des carnets de sa mère...
En rédigeant Elles vivaient d'espoir, Claudie Hunzinger a voulu offrir un tombeau à deux personnalités exceptionnelles. "Ce livre n'est pas le premier roman d'une femme de soixante-dix ans mais le texte d'une plasticienne qui s'est toujours interrogée sur l'écrit", précise l'auteur...
"J'ai voulu sauver leurs vies, les rendre à la littérature." La mission est accomplie au-delà même de ses espérances.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 25 août 2010

«L'une émettait la lumière, l'autre la contenait.» Du clair-obscur qui nimba la passion amoureuse de sa mère, Emma, et de son amie de jeunesse Thérèse, dans les années 1930, Claudie Hunzinger a su capter les rayons blafards et caressants. Son écriture tamisée, protectrice, retenue, est celle de la réparation. Vibrant tombeau, au sens littéraire du terme, ce premier roman offre un sursis suspendu à deux amoureuses brisées par les conventions du mariage, puis par l'Histoire...
Modernité de la langue, soif de liberté d'aimer : impossible de ne pas penser au journal d'Helen Hessel, qui a inspiré Jules et Jim à Henri-Pierre Roché. Comment resserrer sa propre dispersion comme élargir ses propres barrières ?


  • Les courts extraits de livres : 11/11/2010

Emma était fille unique.
Ne fais pas ta princesse de la Moskova, lui disait sa mère.
A dix ans, au village, elle s'ennuyait. A seize ans, elle était à l'École normale de jeunes filles de Dijon. Elle serait institutrice. Elle y était restée deux ans de plus, surveillante. A sa sortie, sa décision était prise : elle poursuivrait ses études. On était en juillet.
Un matin de cet été-là, cherchant tout autre chose, elle tombe sur la photo, au fond d'un tiroir, d'un jeune homme, son grand-père, qui lui ressemble comme un frère.
Le même jour, elle commence un carnet.
Elle note : L'avenir m'attire.
Et elle se coupe les cheveux.
Alors seulement l'élève un peu pâle fait place à la princesse ultramoderne, au visage hardi, ardent, qu'elle allait devenir.

Je ne sais presque rien d'Antoinette, sa mère, qui la harcelait de l'affection la plus tyrannique. Je n'ai d'elle qu'une ou deux photos et un paquet de ses lettres à Emma pensionnaire. Où elle lui demandait impérieusement, en effet, des nouvelles. Où elle lui annonçait l'envoi de malles de linge lavé et repassé, et de robes neuves, dont l'une de jaune étoffe, qu'Emma ne lui demandait pas. Il était souvent évoqué d'autres offrandes encore, plus rustiques, comme un petit colis de magnifiques cerises, ou de fraises, ou d'artichauts, et puis de bouquets d'oeillets, de muguet, qu'Antoinette avait mis au train pour elle. Du paquet ficelé de ses lettres que je viens d'ouvrir s'échappe encore le parfum rouge sombre des roses d'autrefois, mêlé à l'accent bourguignon d'Antoinette, à ses R qui roulaient (qu'Emma avait gardés). C'était une mère follement éprise de sa fille unique qu'elle savait sur le point de la quitter pour entrer dans un tout autre monde, en prépa, loin, à Nancy (et qu'elle allait à son tour bientôt quitter puisque trois ans plus tard, Antoinette allait mourir).


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