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.. Les vies sauvées d'Alexander Vielski

Couverture du livre Les vies sauvées d'Alexander Vielski

Auteur : François Langlade

Date de saisie : 13/09/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 9782221115350

GENCOD : 9782221115350

Sorti le : 19/08/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Moscou, 1947. Alexander Vielski, un jeune Juif originaire de Géorgie, trouve un travail dans un laboratoire caché au coeur de la Loubianka, l'immeuble qui abrite les services secrets. Dans ce lieu sombre, il découvre l'horreur : au nom de la science, ou plus clairement du pouvoir politique, le professeur Maïranovski y teste de nouveaux poisons sur des prisonniers vivants. Alors que la terreur stalinienne se déchaîne aussi contre les Juifs, Alex, communiste convaincu d'oeuvrer contre les ennemis du régime, choisit de fermer les yeux.
Des montagnes des Carpates à Batoumi, au bord de la mer Noire, en passant par Leningrad et jusqu'aux confins de l'Ukraine, ses missions vont l'entraîner dans une spirale dangereuse. Mais une rencontre au sein du Cabinet des poisons va faire basculer sa conscience : Anna, une jeune femme mystérieuse dont il va tomber amoureux...

François Langlade est marié, père de trois filles. Il vit depuis plus de quinze ans à Londres, où il travaille dans la finance. En partie inspirées défaits réels. Les Vies sauvées d'Alexander Vielski est son quatrième roman.



  • La revue de presse Blaise de Chabalier - Le Figaro du 14 octobre 2010

Jusqu'où un homme ordinaire, devenu un bourreau au service d'une idéologie dévoyée, peut-il aller dans l'horreur avant de se ressaisir ? Pour répondre à cette question, François Langlade, un financier qui vit à Londres et qui signe là son quatrième roman, nous plonge dans l'après-guerre soviétique, en plein coeur de la terreur stalinienne. Un voyage au bout de l'enfer qui rappelle le 1984 de George Orwell. Une histoire d'autant plus glaçante qu'elle s'appuie en partie sur des faits historiques...
Outre un éclairage très fin sur les mécanismes du totalitarisme, ce livre est aussi un beau roman d'amour...
Enfin, servi par un suspense haletant, le texte prend, dans sa dernière partie, des allures de thriller.


  • La revue de presse Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 9 septembre 2010

François Langlade, quinquagénaire diplômé de philo et d'économie, dirige à Londres une société financière. Mais sur l'impériale de l'autobus qui le conduit à son bureau et le ramène chez lui, Jekyll devenu Hyde rédige des romans. L'un évoquait l'Angleterre victorienne. Les deux autres se déroulaient en France sous la Révolution et l'Empire. Le nouveau, inspiré de faits authentiques, donne la chair de poule.;;
François Langlade est un scénariste hors pair. Même ceux qu'indiffère le roman historique seront embarqués. C'est pourtant dans la barque de Charon qu'ils sont montés. Aucun ne descendra en cours de route. Trop curieux de savoir où les mène le nautonier des enfers.


  • Les courts extraits de livres : 09/09/2010

La minute qui précéda son entrée dans le bâtiment fut la plus importante. Juste avant de passer sous le porche où deux sentinelles armées montaient la garde, il sentit l'air froid filer sur sa nuque. Le soleil brillait crûment, découpant les ombres de fine façon. Des moineaux se disputaient un quignon de pain sur le pavé. Plus tard, il repenserait à cet instant. Quand, tout à coup, sans oser se l'avouer, il lui sembla quitter la vie, sa pensée errante, la liberté de s'occuper de choses futiles, le pépiement des oiseaux en querelle et ses rêveries sans importance. Il allait passer de cette jeunesse ouverte à un monde fermé ; il le comprit tout de suite, le chemin à rebours n'existait pas.
C'était bien l'heure stipulée sur sa fiche de convocation. Alors, en abandonnant son hésitation naturelle, il marcha vers la grille d'entrée, salua d'un mouvement de tête l'un des deux gardes en lui présentant sa feuille tamponnée des lettres MVD et s'engagea sous la voûte, laissant derrière lui le brouhaha de la place Loubianka. À l'intérieur, il leva les yeux et observa l'immense dôme qui semblait étirer la bâtisse vers le ciel. Au même moment, ses jambes lui parurent engourdies et pesantes. Les pieds fixés au sol, il laissa son regard fureter, s'efforçant d'absorber le maximum d'impressions sur l'univers où il venait de pénétrer. Un monde où, malgré les allées et venues d'une multitude de gens, tous vêtus d'uniformes kaki et de blouses grises, régnait un silence sans partage. Seules de temps à autre des voix se traînaient en murmures et chuchotements ; on évitait de marquer le pas ou de taper du talon. Une à une, les silhouettes s'enfuyaient comme les mots rapides et discrets. Chacun feignait de ne pas s'attarder et cherchait, à tout prix, à ne laisser derrière soi aucune parole définitive.


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