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Auteur : Pierre Van Den Boogaerde
Date de saisie : 27/08/2010
Genre : Archéologie, Préhistoire
Editeur : Orphie, Chevagny-sur-Guye, France
Collection : Le grand livre
Prix : 24.00 € / 157.43 F
ISBN : 978-2-87763-552-3
GENCOD : 9782877635523
Sorti le : 06/04/2010
1) Qui êtes-vous ? !
Économiste de profession, mais grand plongeur devant l'éternel dans mon temps libre. Par ailleurs passionné d'histoire et d'archéologie maritime, en particulier de l'histoire des différentes compagnies des Indes Orientales.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce livre présente un survol de l'histoire maritime de Madagascar vue par le prisme des naufrages sur cette île. Il retrace l'histoire d'une centaine de naufrages sur les côtes de Madagascar, du destin et des aventures des naufragés, lesquels ont contribué à façonner le pays qu'est Madagascar de nos jours.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Du fait de sa position insulaire, les liens maritimes ont été au coeur de l'histoire de Madagascar et les centaines de navires drossés sur ses rivages ont contribué de façon importante à son histoire d'aujourd'hui.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le premier concerto pour piano de Tchaïkovski.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le goût de l'aventure et du risque que représentait la navigation à l'époque.
Du fait de sa position insulaire, les liens maritimes ont été au coeur de l'histoire de Madagascar. Des centaines de navires, pris dans ses eaux souvent traîtresses et ses cyclones parfois meurtriers, ont été drossés vers les rivages frangés d'écume du pays et y ont fait naufrage au cours des siècles, dus à des tempêtes, des erreurs de navigation, ou l'état délabré de certains navires. Le Grand Livre des Épaves de Madagascar retrace l'histoire d'une centaine de naufrages notables sur ces côtes, du destin et des aventures des naufragés, comprenant des navires des compagnies des Indes Orientales portugaises, hollandaises, anglaises et françaises, des nombreux pirates qui y relâchèrent ou s'y établirent, de l'Amirauté britannique et de la Force Navale française, des voiliers et vapeurs du XIXe siècle, de l'escadre Russe de 1904-05, de la Compagnie des Messageries Maritimes, de la Compagnie Havraise Péninsulaire, de l'invasion par les forces alliées en 1942, ainsi que quelques naufrages plus récents.
Ce livre captivant nous plonge dans une multitude d'annales qui ont contribué à façonner le pays qu'est Madagascar de nos jours.
Extrait de l'avant-propos
Les premières navigations vers l'île de Madagascar, qui est située environ à 400 kilomètres de la côte sud-est du continent Africain, ont du coïncider avec l'arrivée initiale d'habitants sur l'île, que les archéologues situent entre 200 et 500 avant Jésus Christ. Alors que des Africains ayant traversé le Canal de Mozambique vinrent se fixer sur certaines régions côtières, une bonne partie des habitants de Madagascar sont les descendants d'Indonésiens qui sont arrivés dans l'île sur des pirogues à balancier, un voyage d'environ 6.000 kilomètres, poussés par les alizés d'est et le courant équatorial allant d'est en ouest. Des voyageurs Grecs ont également fait plusieurs voyages vers Madagascar.
Au cours du premier millénaire après Jésus Christ, Madagascar a connu de fréquentes visites du fait d'une navigation régulière et synchronisée entre l'Inde, le Golfe Persique, la Mer Rouge et la côte orientale d'Afrique. L'Océan Indien bénéficie de conditions éoliennes et maritimes prévisibles. En résumé, entre novembre et mars, les vents soufflent du nord-est. De mai à septembre, ils s'inversent et soufflent du sud-ouest. Les courants s'inversent et suivent le même mouvement. De ce fait, les voyages entre l'Inde et le Golfe Arabique vers la côte orientale de l'Afrique deviennent réversibles à intervalles de six mois. Les navires n'étaient pas culturellement uniformes, mais au contraire consistaient d'équipages cosmopolites et multiethniques recrutés pour ces long voyages et véhiculant donc des influences très variées à Madagascar.
Malgré l'absence de cartes fiables, les Arabes, reconnus comme navigateurs habiles, dominèrent le commerce dans l'Océan Indien à compter du 7ème siècle environ jusqu'à l'arrivée des Portugais au début du 16e siècle. Les marchands arabes longèrent la côte orientale de l'Afrique et traversèrent le Canal de Mozambique vers Madagascar. Ils y établirent des comptoirs commerciaux, exploitant les ressources du pays, le plus souvent en collectant des marchandises préalablement apprêtées dans des dépôts sur la côte. Leurs comptoirs étaient concentrés dans la péninsule nord-ouest et sur la côte ouest, en particulier dans la Baie de Boeny, à Mahajanga, et sur l'îlot de Nosy Manja à l'entrée de la Baie de Mahajamba, où leurs boutres venant de Malindi et Mombassa échangeaient de l'or, de l'argent et des étoffes de l'Afrique, de l'Arabie et de l'Inde contre du riz et des esclaves.
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