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.. Une soirée au Caire

Couverture du livre Une soirée au Caire

Auteur : Robert Solé

Date de saisie : 27/10/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre rouge

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782021030013

GENCOD : 9782021030013

Sorti le : 19/08/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Ce soir-là, au Caire, Dina reçoit. Une petite société cosmopolite se presse dans l'ancienne maison de son beau-père, Georges bey Batrakani, qui fut le roi du tarbouche. L'Égypte, en pleine effervescence sociale et religieuse, a beaucoup changé depuis les années 1960. La plupart des membres de la famille Batrakani, dispersés aux quatre coins du monde, n'y sont jamais revenus, préférant vivre avec leurs souvenirs. Ce n'est pas le cas de Charles, le narrateur, qui, après une longue période d'amnésie volontaire, séjourne régulièrement au Caire. «Notre monde a disparu, constate-t-il, et je continue pourtant à guetter les battements de son coeur et ses sourires.» Mais pourquoi revient-il en Égypte une deuxième fois cette année, «avec un faux passeport» ? Il est confronté à Dina, qui le subjuguait naguère ; à Negm el-Wardani, le séducteur à la hussarde ; à Josselin, l'égyptologue français en chasse de vestiges et de mécènes ; à Yassa, le chauffeur copte, qui a toujours un mot pour adoucir les malheurs de l'existence... Au milieu de la soirée, apparaît une jeune femme, Amira, et un voile se déchire. Le présent aurait-il autant de force que le paradis perdu ?

Robert Solé, né en Égypte, est arrivé en France à l'âge de 18 ans. Il a publié plusieurs essais sur son pays d'origine, ainsi que quatre romans aux Éditions du Seuil : Le Tarbouche, Le Sémaphore d'Alexandrie, La Mamelouka et Mazag.



  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 21 octobre 2010

Ici, à l'évidence, Charles est son double et il règne dans ces pages un troublant parfum d'autobiographie. La nostalgie est le maître mot. Hébergé par sa tante Dina, qui, dans une villa délabrée de Garden City, tente de maintenir les splendeurs d'antan, Charles évoque un passé de légende. Une famille surgit, avec ses rites, ses amours et ses folies. Autour de Georges bey, le roi du tarbouche, s'ébroue une tribu disparate, amusante, heureuse. À petites touches, mêlant les époques, s'aidant du Journal d'un de ses oncles, Charles entre dans le songe d'une Égypte merveilleuse, non pas la pharaonique, bonne pour les touristes, mais celle, cosmopolite, de Lawence Durrell.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 14 octobre 2010

A lire «Une soirée au Caire», on jurerait qu'il s'agit d'une autobiographie : comme son héros, l'auteur n'a-t-il pas quitté l'Egypte pour Paris à l'âge de 18 ans ? Or le côté vécu du texte est trompeur. Certes, Robert Solé imprègne de sa mélancolie et de ses réminiscences ce livre au charme entêtant. Mais la famille Batrakani, dont il avait déjà conté les aventures dans «le Tarbouche», n'est pas la sienne. A la fois récit de voyage, réflexion politique, interrogations sur le destin d'une famille émigrée, ce cinquième roman est une réussite. Cela tient à ce mélange des genres mais également au personnage attachant de Dina. Sorte de déesse à la beauté immuable, elle incarne l'Egypte mystérieuse que le narrateur, tel un amoureux timide, a préféré tenir à distance. Et vers laquelle il revient pour enfin la contempler en pleine lumière.


  • La revue de presse Marc Riglet - Lire, septembre 2010

Quelle source d'inspiration plus prometteuse que la nostalgie ? Celle de l'Egypte, son pays natal, nourrit pour notre plaisir la littérature - essais, romans, reportages - de Robert Solé. Une Egypte donc, non pas telle qu'elle est, arabe, pléthorique, musulmane, une Egypte non plus pharaonique qui est moins celle des autochtones que celle des touristes, mais une Egypte disparue, indolente, levantine, cosmopolite, bref, celle que Lawrence Durrell campe pour l'éternité dans son Quatuor d'Alexandrie...
Présentée comme "roman", cette Soirée au Caire n'aurait pas ce charme si l'on n'en percevait pas à chaque page la dimension autobiographique...
Dans cette entreprise irréelle de conservation d'un temps révolu, le narrateur se sent perdu et même éperdu.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 25 août 2010

De tous les romans de l'ami Robert Solé, Une soirée au Caire est celui où cet homme discret, pudique, a mis le plus de lui-même. Le héros principal, Charles, est à l'évidence son double. Il est, comme lui, journaliste, français. Il a redécouvert l'Égypte dans les années quatre-vingt après des années d'indifférence affectée ou de bouderie oublieuse. Il y est invité pour des conférences. En France, Robert Solé est quelqu'un (journaliste au Monde depuis des décennies), en Égypte, il est quelqu'un d'autre : un homme-pont entre deux civilisations, une gloire binationale...
Cette quête incessante que Robert Solé poursuit, de roman en essai, de biographie et étude historique sur ce pays où il vécut sa jeunesse s'applique à l'Égypte. Mais elle a une valeur universelle pour chacun de nous, lecteurs de ses livres paisibles, écrits dans un style simple et net, sans effets. Nous sommes tous de quelque part et de nulle part. Nous sommes tous assaillis de souvenirs qui ont peu de rapport avec ce qui fut, en taille, en proportions, en durée. Nous sommes tous exilés du territoire de l'enfance.


  • Les courts extraits de livres : 11/09/2010

Nous avons quitté l'Égypte comme des voleurs. Sans au revoir ni merci, sans même avertir les amis. Ma mère avait réussi à arracher un visa de sortie à cet officier qui rôdait autour de nous. Lieutenant-colonel Hassan Sabri... Ce n'était, en principe, que pour un court séjour au Liban.
Notre dernier interlocuteur sur le sol égyptien, en juin 1963, fut un douanier au regard de faucon, assisté de deux sbires qui rivalisaient de zèle. Ils ne devaient rien nous épargner : valises ouvertes, vêtements dépliés, tâtés, froissés... Et des questions de plus en plus précises, comme si au fil des minutes notre culpabilité se confirmait. Coupables de quoi ? Vaguement accusé d'évasion fiscale, mon père avait compris qu'on ne le lâcherait pas. Il s'était décidé à partir en catastrophe, abandonnant sur place une entreprise florissante.
Le douanier lui demanda sèchement de vider son portefeuille. Puis il examina une à une les cartes de visite qui s'y trouvaient. En d'autres temps, Sélim Yared, patron de l'entreprise Batrakani et fils, aurait fait un esclandre, réclamé le directeur de l'aéroport ou exigé qu'on appelle le cabinet du ministre. Mais nous n'en étions plus là. Plusieurs familles «syro-libanaises» comme la nôtre avaient vu leurs biens nationalisés et leur nom sali dans la presse.
Devant nos valises béantes, papa serrait les dents. Maman, derrière lui, avalait ses larmes. Ce n'est que dans la Caravelle de la Middle East Airlines, au moment du décollage, qu'elle se laisserait emporter par les sanglots. Pour mes frères et moi qui n'avions jamais pris l'avion, ce baptême de l'air commençait par un naufrage...
Finalement, d'un air dégoûté, le douanier nous lança un Maassalama méprisant qui, dans sa bouche, ne signifiait pas «allez en paix», mais «fichez-le camp, bon débarras». Notre séjour sur les bords du Nil avait sans doute été trop bref - quelques générations - pour nous valoir plus d'égards. Nos cartes d'identité n'avaient pas pris assez de patine. Nous n'étions considérés ni comme des Égyptiens à part entière, ni comme de vrais étrangers.


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