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.. Léa

Couverture du livre Léa

Auteur : Pascal Mercier

Traducteur : Carole Nasser

Date de saisie : 28/10/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Libella-Maren Sell, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-35580-011-5

GENCOD : 9782355800115

Sorti le : 26/08/2010

L'un des meilleurs livres de la rentrée littéraire.


Adrian Herzog et Martijn Van Vliet font connaissance par hasard à la terrasse d'un café provençal. Originaires de Bern, ils décident de faire le chemin du retour ensembles. Instantanément complices, Adrian découvre l'histoire de Léa et de son père, il devient le confident, le regard extérieur à cette tragédie. Après la mort de sa mère, Léa s'isole jour après jour alors que Martijn l'observe sans savoir comment la soutenir. Jusqu ?au jour où, revenant de l'école, elle tombe en admiration devant une violoniste. Coup de foudre, elle veut, elle doit apprendre le violon. Martijn voit enfin Léa montrer du désir, se sent utile et soutient aveuglément sa nouvelle passion. Léa se donne corps et âme à son nouveau compagnon, talent et travail la mènent au devant de la scène alors que cette monomanie précipite son père dans une solitude désespérée et impuissante sans empêcher la folie de l'asphyxier. Il sent cette passion étouffer sa fille, mais incapable de communiquer, il ne sait comment réagir et quand il agit, avec émotion et attention, il ne fait qu'accroître la catastrophe... jusqu'à l'issue fatale. Léa et son père ont pris place sur deux toboggans qui s'éloignent progressivement l'un de l'autre et descendant de plus en plus vite vers l'enfer. Tel un violon qui pleure, ce drame inexorable et incontrôlable vous envoûtera irrésistiblement.


  • Les présentations des éditeurs : 12/09/2010

Combien de fois me suis-je demandé ce que ma fille serait devenue si nous n'avions pas fait cela ! Si le hasard ne nous avait pas fait entendre ces sons. La fascination qu'exerçait sur elle le son du violon aurait-elle triomphé à une autre occasion, sous une autre forme ? Quel autre événement aurait pu la sauver de sa tristesse paralysante ? Son talent serait-il apparu en tout cas ? Ou serait-elle devenue une écolière ordinaire, rêvant d'un métier ordinaire ? Et moi ? Où serais-je aujourd'hui, si je ne m'étais pas trouvé devant l'exigence immense du talent de Léa face à laquelle je n'étais absolument pas à la hauteur ? [...] Tout aurait pu bien tourner, je pense, si nous ne nous étions pas engagés tous les deux, ce jour-là, dans cet escalier roulant ".

Après le succès mondial de Train de nuit pour Lisbonne, Pascal Mercier réussit de nouveau à mêler réflexion philosophique, intuition sensible et virtuosité narrative.

Pascal Mercier est né en 1944 à Berne et vit aujourd'hui à Berlin. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais. Train de nuit pour Lisbonne (2 006) et L'Accordeur de pianos (2 008) sont parus chez Libella - Maren Sell Editions.


  • Les courts extraits de livres : 12/09/2010

Nous nous sommes rencontrés en Provence, par un matin clair et venteux. Assis à la terrasse d'un café de Saint-Rémy, je regardais dans la lumière pâle les troncs des platanes dénudés. Le serveur qui m'avait apporté mon café se tenait sur le pas de la porte. Dans son gilet rouge râpé, il semblait avoir été serveur toute sa vie. De temps en temps, il tirait une bouffée de sa cigarette. Une fois, il fit un signe de la main à une fille assise en amazone sur le siège arrière d'une Vespa pétaradante, comme dans un vieux film de mes années d'école. Quand la Vespa eut disparu, le sourire resta encore un moment sur le visage du garçon. Je pensai à la clinique où tout continuait sans moi depuis trois semaines déjà. Puis, je jetai de nouveau un coup d'oeil au serveur. Son visage était maintenant fermé, le regard vide. J'essayai de m'imaginer comment c'eût été de vivre sa vie au lieu de la mienne.
Martijn van Vliet, ce fut d'abord une masse de cheveux gris dans une Peugeot rouge immatriculée à Berne. Il essayait de se garer ; il y avait largement la place, mais il s'y prenait mal. Ce manque d'assurance dans la manoeuvre seyait mal à l'homme de haute taille qui descendait à présent de la voiture, se frayait d'un pas ferme un chemin dans la circulation et marchait vers le café. Ses yeux sombres m'effleurèrent d'un regard sceptique, et il entra.


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