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.. Le siècle des nuages

Couverture du livre Le siècle des nuages

Auteur : Philippe Forest

Date de saisie : 03/12/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 21.50 €

ISBN : 978-2-07-012986-7

GENCOD : 9782070129867

Sorti le : 27/07/2010

Philippe Forest nous entraine dans le silence, dans le vide infini du ciel. Il nous incite à partager la vie de son père, aviateur dans l'âme et dans les cieux. Un vrai "miracle scandaleux d'une pure parenthèse".
Les phrases sont belles, le temps suspendu prend son envol et des ondes nous traversent pour nous faire partager presque religieusement une histoire qui comme souvent ne tient qu'à un fil.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

«Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges.
C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. À perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres.»

Depuis L'enfant éternel, prix Femina du premier roman 1997, et Sarinagara, prix Décembre 2004, Philippe Forest a publié plusieurs romans et essais aux Éditions Gallimard, dont Le nouvel amour en 2007 et Araki enfin en 2008.



  • La revue de presse Bernard Loupias - Le Nouvel Observateur du 2 septembre 2010

Dans un magnifique récit, l'auteur de «Sarinagara» et «l'Enfant éternel» mêle l'histoire de son père, qui fut pilote de ligne, à celle de l'aviation...
Ces histoires - des hommes et des avions -, Philippe Forest les raconte magnifiquement. Mais le portrait qu'il fait de son père est inoubliable. D'une mélancolie et d'une tendresse infinies, il renverra d'une manière ou d'une autre chacun à sa propre histoire familiale, à ses souvenirs, à son petit sac de névroses. Comment pourrait-il en être autrement ? Quoi de plus universel que cette histoire ? Voici un homme qui aura mené une vie droite, exemplaire, sans un écart (résistant, catholique convaincu, marié toute sa vie à la même femme, pilote impeccable pendant trente-cinq ans), couvert d'honneurs et entouré de l'estime générale et qui, au soir de sa vie, voit tout se défaire en lui et autour de lui, réalisant que ce monde n'est plus le sien.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, septembre 2010

Dans Le siècle des nuages, Philippe Forest raconte la vie de son père, pilote d'avion. Récit intime et odyssée de l'aviation permettent à l'auteur de s'interroger sur la manière de retranscrire la réalité dans un roman...
Enseignant aujourd'hui la littérature comparée à Nantes, Philippe Forest s'est notamment spécialisé dans le domaine des récits autobiographiques. Si l'on reproche trop souvent à ceux-ci de se vautrer dans le narcissisme, Le siècle des nuages va heureusement bien au-delà de l'évocation d'une vie française...
Il est difficile de ne pas être impressionné par son évocation soufflante de la Seconde Guerre mondiale, brisant bien des clichés (par exemple, doit-on réduire la France d'alors à la dualité résistants contre collaborateurs ?). "J'essaie de montrer dans quelle épaisseur de nuages se trouvaient les hommes du vieux XXe siècle et de réhabiliter leur temps si décrié en insistant notamment sur le fait que, malgré les irrémédiables tragédies qu'il a connues, ce siècle fut aussi celui de l'optimisme, de la foi dans des valeurs démocratiques de progrès dont le roman, plutôt que de les dénoncer avec arrogance ou cynisme, se devrait d'être toujours solidaire." Forest le fait avec une sidérante aisance, passant d'une anecdote de la vie de son père à des rappels historiques pointus, d'une réflexion théorique sur la possibilité de raconter la vérité d'un homme à des considérations aéronautiques.


  • La revue de presse Antoine Perraud - La Croix du 2 septembre 2010

L'écho du siècle, les portraits inoubliables, les faits d'armes et les fragments de vies s'organisent autour d'une constatation constante : comme les parents de l'auteur qui se découvrirent à la faveur de l'exode en 1940, nous naissons du fracas, tandis que la Camarde conduit le bal. Nulle danse macabre, mais l'inexorable poussée des trépassés. Les morts hissent les vivants, par la grâce d'une sorte de tectonique des âmes Du décès de son père à celui de sa fille de quatre ans «prématurément et injustement soustraite au monde par une maladie sans rime ni raison», Philippe Forest se livre, en plus de 500 pages, à de fabuleuses figures de ski nautique sur le Styx. Dans Le Siècle des nuages comme dans ses récits précédents, les disparus campent parmi nous; leur absence les rend irrémédiablement uniques; c'est d'eux que procèdent nos accomplissements. Ils sont là, comme si le romancier avait usé de ses pouvoirs pour oser une résurrection des morts avant la lettre.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 30 septembre 2010

L'écriture de Philippe Forest s'affiche en constante recherche de justesse. La phrase s'avance dans un obstiné effort de précision et s'affine par petites touches. Inutile de dire la beauté et le charme qui se dégagent de cette avancée méandreuse. À la fin, après la mort sans relief du père, sur un trottoir parisien, en promenant son chien, le récit laisse apparaître l'autre figure qu'il avait tenue longtemps au creux de ses replis, la mère. Fille de libraires mâconnais qui avaient demandé, en 1940, à un fils de commerçants, passionné d'aviation, de conduire leur voiture sur la route de l'exode vers Nîmes. L'histoire de Philippe Forest et de ses quatre frères et soeurs avait commencé là. Elle se trouve désormais recomposée et se déploie au fil de ces paragraphes, à la jonction du roman familial et du roman autobiographique, qui portent témoignage de la vigueur et de la maîtrise de cet art. Quand le réel se délite et s'efface, l'invention romanesque lui donne figure légendaire.


  • La revue de presse René de Ceccatty - Le Monde du 27 août 2010

Peut-on se penser comme fils ? Tôt ou tard la question se pose pour un romancier, plus volontiers porté à réfléchir à ce qu'il crée qu'à l'homme auquel il doit la vie. Après avoir consacré à la perte de sa fille le grand livre que fut L'Enfant éternel (Gallimard, "L'Infini", 1997), Philippe Forest a beaucoup écrit sur l'autofiction. Il a analysé l'oeuvre des autres, écrivains souvent japonais (comme Kenzaburô Ôé et Yûko Tsushima, dont les romans tournent inlassablement autour du deuil et du drame familial). Il a approfondi l'écriture de soi liée au sentiment de déréliction. Mais la question du père, c'est autre chose. Et l'on sent, par les dimensions mêmes de ce livre, dimensions inhabituelles pour un récit intime, par le ton adopté dès les premières lignes, par l'exergue d'Apollinaire qui donne au roman son beau titre un peu hautain, que l'auteur s'est détourné de la confidence pour tenter d'inventer un nouveau genre et y parvenir avec éclat...
Il cherche seulement, dans sa propre affectivité des ressources pour comprendre celle de cet "autre absolu" qu'est pour lui, pour nous, un père.


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