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.. Confessions : mémoires de l'exorciste officiel du Vatican

Couverture du livre Confessions : mémoires de l'exorciste officiel du Vatican

Auteur : Père Gabriele Amorth

Traducteur : Serge Filippini

Date de saisie : 06/07/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, France

Prix : 17.95 € / 117.74 F

ISBN : 978-2-7499-1286-8

GENCOD : 9782749912868

Sorti le : 23/09/2010

  • Le courrier des auteurs : 29/06/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis Serge Filippini, romancier & traducteur

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central du livre est l'exorcisme : un exorciste raconte son expérience de l'exorcisme.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«N'oublie pas que tu ne resteras pas longtemps sur la terre. Après, c'est soit le paradis, soit l'enfer. Il n'y a pas de troisième vie. Nul n'y échappe !»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Si ce livre était une musique, ce serait la 5e de Ludwig van Beethoven

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Des histoires divertissantes.


  • Les présentations des éditeurs : 06/07/2011

Aujourd'hui encore, nombre de personnes - et des plus sérieuses - font appel à des exorcistes pour se libérer de maux inexplicables dont elles souffrent dans leur corps et leur âme.
Le Père Gabriele Amorth est considéré comme le plus célèbre exorciste du monde. Il s'acharne à délivrer ces êtres affligés de souffrances que ni la médecine ni la psychiatrie ne peuvent apaiser, et y parvient souvent de façon spectaculaire.
Dans cet ouvrage, il nous donne maints exemples de ces «possessions» qui témoignent du pouvoir de Satan, parfois de manière stupéfiante, comme chez cette femme vomissant des clous ou chez ce garçon brûlé par de l'eau bénite.
«Le diable tente tout le monde, dit-il, surtout les religieux. Ne soyez donc pas surpris qu'il envahisse le Vatican.» Et de vitupérer la volonté de puissance de certains prélats qui ont carrément pactisé avec les forces du Mal. Plus généralement, il nous met en garde contre une société qui a perdu le respect de l'autre et de la vie, faisant le lit du pire ennemi de Dieu et des hommes.

Le père Gabriele Amorth, 85 ans, est l'exorciste en chef de la cité du Vatican et de l'archidiocèse de Rome depuis 1986. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il étudia d'abord le droit puis fut ordonné prêtre en 1954. Il a dirigé durant de longues années la prestigieuse revue Madré di Dio.

Entretiens avec Marco Tosatti



  • La revue de presse Vanja Luksic - L'Express, septembre 2010

Convaincu de la présence de forces démoniaques, le père Gabriele Amorth s'est employé à désenvoûter ses contemporains. Jusqu'au coeur du Saint-Siège...
Excepté peut-être son prénom d'archange, rien ne destinait le père Gabriele Amorth, originaire de Modène, à épouser une telle carrière. Mais le cardinal Poletti, vicaire de Rome, appréciait beaucoup son humour...
"J'ai connu de tout, se souvient le curé. Des cas très graves, d'autres très tenaces. J'ai dans ma chambre 2 kilos de clous, crachés par des possédés pendant les séances d'exorcisme, en même temps que des bouts de verre, des morceaux de corde... Souvent, le diable cache aussi des objets incroyables à l'intérieur des oreillers : des rats morts, des crapauds, des serpents. Ce sont des scherzi, des blagues du démon", lâche don Gabriele, sans que l'on sache jamais s'il plaisante ou non.


  • Les courts extraits de livres : 06/07/2011

- PRÉSENTATION D'UN HOMME ET D'UN LIVRE TRÈS PARTICULIERS -

Le froid règne à Rome, au rez-de-chaussée de ce grand bâtiment de la rue Alessandro-Severo. Dominant cette véritable citadelle, une basilique à coupole en impose tout particulièrement. C'est le quartier général de la Société San Paolo, la congrégation paulinienne. La porte laisse filtrer des courants d'air, contre lesquels le radiateur électrique mène une lutte désespérée. Le vieil homme un peu voûté qui entre, un cartable à la main, vous prévient d'emblée :
- Je garde mon pardessus.
La pièce est nue. Au centre, une petite table en bois plus que rudimentaire compose l'essentiel de l'ameublement, avec quelques chaises des années soixante et un fauteuil marron aux accoudoirs en bois, à la mode il y a trente ans. Son dossier légèrement incliné, son tissu brunâtre font tristement songer au mobilier socialiste des pays de l'Est. S'y ajoute un réfrigérateur antique monumental qui bourdonne dans un coin. C'est dans ce fauteuil que prennent place les étranges patients de don Gabriele. Étranges, car porteurs de maladies que personne ne reconnaît, ne parvient à comprendre et ne peut guérir. Ni la science médicale, qui s'avoue dépassée, ni ceux qui devraient s'y entendre en la matière - ou en avoir au moins l'aptitude, la volonté, le devoir de laisser ouverte une porte sur l'au-delà du matériel, l'au-delà du naturel et qui ne le font pas. Mais n'entrons pas trop vite dans le vif du sujet. Continuons plutôt de parler de lui, de l'atmosphère qui l'entoure la plupart de son temps, dans un corps à corps qui est tout sauf métaphorique, avec un adversaire insaisissable. Je voudrais vous entretenir de cet homme de quatre-vingt-quatre ans qui, depuis 1986, a changé radicalement le cours de sa vie pour s'ouvrir à une aventure qui le passionne toujours.
Aux murs, quelques images seulement. Une grande photographie de don Giacomo Alberione, fondateur de la Société San Paolo. Une autre d'un prêtre aux cheveux clairs, au front large surmontant des yeux terriblement expressifs, dont la soutane noire est brodée d'un grand coeur blanc : c'est l'«uniforme» des religieux passionistes. Il s'agit du père Candido Amantini. Exorciste depuis quarante ans à la Scala Santa de Rome, il est le mentor de don Gabriele. Une grande statue de la madone de Fatima, haute de plus d'un mètre, trône contre un mur, entourée des images montrant un très délicat saint Michel archange, de facture baroque sans doute. On voit aussi sur le dos du fauteuil, côte à côte, le visage affable de saint Jean Bosco et celui du Padre Pio - un Padre Pio d'âge moyen. Ces deux saints ont connu mieux que personne l'hôte indésirable de la salle de travail de don Amorth - autrement dit, le diable. A ceci près que le saint de Pietrelcina en recevait des attentions très particulières, définies par le terme technique de «vexations».
Don Gabriele est un homme souriant, doté d'une expression facétieuse, qui ne cesse d'émailler son propos de plaisanteries. Il n'a pas de téléphone portable ; il ignore ce qu'est l'Internet, ne regarde pas la télévision et ne lit pas les journaux.
- Ce qui se passe dans le monde, mes confrères m'en informent au cours du déjeuner.
Et ses patients l'informent aussi de bien d'autres choses peu joyeuses...

(...)


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