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.. La tour noire

Couverture du livre La tour noire

Auteur : Louis Bayard

Traducteur : Jean-Luc Piningre

Date de saisie : 27/10/2010

Genre : Policiers

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Ailleurs

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 9782749113234

GENCOD : 9782749113234

Sorti le : 14/10/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C'est dans ce contexte politique et social trouble qu'Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d'un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d'Hector.

Personnage mystérieux, féru d'investigations scientifiques et d'espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en oeuvre lorsqu'il comprend que l'affaire est liée à la disparition du Dauphin, Louis XVII, officiellement mort en 1795 à l'âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu'un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d'Hector, une enquête passionnante.

Avec une intrigue mêlant politique, histoire et conspiration, et une reconstitution magistrale du Paris de l'époque, Louis Bavard nous offre, après Un oeil bleu pâle, un thriller historique de tout premier ordre, aux rebondissements incessants, à la tension et au suspense d'une rare intensité.

À propos d'Un oeil bleu pâle :

«Fascinant !» Le Nouvel Observateur

«Un thriller dense et intense qui avance inexorablement, avec an sens exceptionnel de l'atmosphère, vers un ahurissant coup île théâtre final.»
Madame Figaro

«Un réel talent !»
Le Monde



  • La revue de presse Julie Malaure - Le Point du 21 octobre 2010

Le Paris de la Restauration est bien campé, la grande Histoire exhaussée, l'intrigue captivante. Et si c'était tout ! Mais le ton est juste, enlevé, le style intelligent, les dialogues sont décapants. Un come-back jubilatoire de Vidocq, ce qui, venant d'un Américain, est terriblement agaçant.


  • Les courts extraits de livres : 16/10/2010

13 thermidor an II

Première rencontre, peu après treize heures. Prisonnier seul dans sa geôle. Touché ni son déjeuner ni son dîner.

Odeur épouvantable. Empeste déjà dans le couloir. Parler à Barras des conditions de détention. Excréments partout. Urine, sueur, moisissures, peaux mortes. Une foule de rats. Vers, poux, blattes.

Découvert captif sur un lit de la taille d'un berceau (pour des raisons inconnues, refuse d'y dormir). Déformation remarquable de la cheville. Genoux, poignets jaunâtres, bleuâtres, terriblement enflés.

Porte des nippes ! Culotte en lambeaux. Ne se soucie plus de s'habiller. Côtes saillantes sous la peau. Jambes, bras couverts de plaies purulentes. La vermine lui court dessus, grouille dans les draps, couvertures.

Sursauté à l'ouverture de la porte, légèrement tourné la tète vers nous, puis immobile. Quand j'ai abaissé ma chandelle, yeux ouverts une fraction de seconde, aussitôt refermés. Le moindre éclairage extrêmement douloureux. N'a pas vu la lumière depuis au moins six mois. Peut être considéré aveugle.

Pas de réaction quand je dis bonjour. Ne répond pas aux questions. Légère exhalation par les lèvres entrouvertes (muguet sur le tour de la bouche). Grosse araignée noire accrochée à son cou. Un rat lui mâche les cheveux (délogé à grand'peine !). Captif prononcé premiers mots de remerciement.

Refus quand je lui ai demandé de se lever. A essayé à mon insistance, mais forces insuffisantes. Avec mon aide, a réussi à faire deux pas au prix d'intenses souffrances. S'est effondré quand j'ai retiré mon bras. (Présent pendant l'entrevue, le gardien a refusé d'épauler le sujet avec moi.)

Recouché le prisonnier, ai promis revenir demain après-midi pour commencer traitement. D'une voix difficilement audible, m'a prié de n'en rien faire. Son désir le plus cher : «mourir dès que Dieu le permettrait».

Demander au général Barras de nettoyer cette cellule. Faire entrer la lumière ! Soigner genou malade de toute urgence. Toilette et exercice indispensables. De même : contacts avec famille, amis, qui que ce soit, le dois parler aussi je dois.

Mais qu'avons-nous


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