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.. A la fin, tout le monde est mort

Couverture du livre A la fin, tout le monde est mort

Auteur : Raphaël Fayolle

Date de saisie : 19/10/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : J.-P. Bayol, Alès, Gard

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 9782916913315

GENCOD : 9782916913315

Sorti le : 08/10/2010

  • Le courrier des auteurs : 21/04/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un très très bientôt quadragénaire, jeune papa d'à peine deux ans d'un Augustin, exilé de son Auvergne, momentanément, dans les Vosges, qui après avoir beaucoup glandé, quelque peu voyagé, très brièvement enseigné l'espagnol, a pris comme une grande claque la mort par suicide de son meilleur ami et s'est mis, en conséquence, à l'écriture et espère bien ne jamais s'arrêter.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La mort de la plupart des gens est tellement tragique que c'est pour cela qu'il faut essayer d'en rire, mais aussi se réjouir de celles de certains - se dire bon débarras ! - et louer la, parfois, possible naissance de bien meilleurs remplaçants.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Il se dit qu'il n'avait sûrement pas assez réfléchi à la vie et à la mort avant de se la donner et qu'il était bien dans le pétrin."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Toutes les musiques de toutes les chansons de Paco Ibañez ; s'il fallait en choisir une : Palabras para Julia (José Agustin Goytisolo), plus particulièrement la partie de violoncelle.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un certain sens de la dérision, de la cruauté cathartique et comique ; le plaisir voluptueux de pourfendre les peigne-culs ; le goût de l'éclectisme en lecture et en écriture ; l'indulgence et la sympathie pour ceux qui ratent tout ou presque.


  • Les présentations des éditeurs : 21/04/2011

Raphaël Fayolle a eu la sagesse d'attendre l'âge quasi canonique de trente-neuf ans pour nous livrer ces sept histoires polychromes aux antipodes de l'auto fiction.

Dans La Maison rose, Jean Pranard, paysan auvergnat, se demande s'il est mort ou pas. Le Cerveau blanc est la notice nécrologique d'un personnage illustre n'ayant peut-être jamais existé. Le Châle orange décrit de façon méticuleuse l'épouvantable vengeance d'une jeune femme bafouée.
Le Hêtre roux retrace une histoire d'amour qui s'achève avant de commencer. Le Ballon jaune raconte la triste vie d'un petit personnage dont on ne découvre qu'à la dernière page - sanglante - l'identité.
Le Bus bleu relate la fin tragique d'un homme au coeur brisé.
L'héroïne des Escarpins rouges se survit à elle -même «depuis déjà quelques années.

Ce qui relie toutes ces nouvelles entre elles ? La mort, l'amour, l'humour.


  • Les courts extraits de livres : 21/04/2011

Il allongea son long et puissant bras gauche de paysan, braqua le canon de la carabine à chevronné sur sa tempe et au moment où il tira, un coup de vent brûlant fit claquer une porte. Il sursauta, l'angle que faisait la carabine avec sa tempe s'agrandit de quelques degrés lorsque la chevrotine vint se loger dans son crâne d'homme décidé à se le faire exploser. Ses puissantes épaules s'affaissèrent puis tout son corps musculeux et tanné par le soleil s'écroula lourdement sur le lino de la cuisine.
Nombreux furent ceux qui entendirent résonner ce coup de fusil dans le petit village auvergnat de Vinzelles en cette fin d'après-midi caniculaire du mois d'août 2003. Mais aucun n'en fut vraiment étonné : entendre un coup de chevrotine ici et maintenant n'avait, après tout, rien d'extraordinaire et puis il faisait tellement chaud qu'on avait bien d'autres soucis en tète. La plupart localisèrent d'où venait le coup de fusil : de la ferme de cet asocial taciturne et dépressif de Pranard, à l'extrémité est du village, un peu à l'écart. Il y en eut même certains pour penser que s'il s'était fait sauter son caisson de dérangé, ce ne serait pas plus mal.


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