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Dans ce roman à la fois policier, d'espionnage, historique, David S. Khara nous entraîne, avec une grande sensibilité, de 1942 en Pologne, à nos jours aux États-Unis, dans une intrigue haletante et passionnante du début à la fin. Écrit d'une main de maître ce polar hors-norme est une très grande réussite !
Les présentations des éditeurs : 11/03/2011
«Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d'avoir envie de crever, du moins, pas avant d'avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j'ai de la monnaie à rendre.»
1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du me Reich.
De nos jours, États-Unis.
Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l'armée. Son père, haut gradé de TUS Air Force, vient de mourir dans d'étranges circonstances... Aussitôt, la CIA. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt..
Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l'issue d'un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek.
Venue des heures les plus sombres de l'Histoire une terrible machination se met en branle, menaçant l'humanité toute entière. N'est-il pas déjà trop tard pour l'arrêter ?
Journaliste, sportif de haut niveau puis chef d'entreprise. David S. Khara est aujourd'hui écrivain à plein temps. Après le succès de son polar vampirique Les Vestiges de l'Aube, David S. Khai nous entraîne dans un nouveau roman passionnant et mené tambour battant, dans la plus pure tradition des thrillers anglo-saxons. Entre spéculation historique et enquête policière, Le Projet Bleiberg rouvre des dossiers que l'on tenait pour définitivement scellés.
Les courts extraits de livres : 11/03/2011
Camp de Stutthof, 1942.
Deux ans. Deux longues années à se geler dans l'enfer glacé du nord de la Pologne. On ne pouvait pas l'accuser de manquer de dévouement ! Horst Geller avait rejoint la Schutzstaffel dès le début 1936. Il avait vingt-trois ans à l'époque. Il n'était pas fanatique d'Hitler, mais compte tenu de l'emprise du personnage sur les foules, rentrer dans le rang était la meilleure décision.
S'il avait choisi la SS, c'était moins pour être dans «l'escadron de protection» du Führer que pour bénéficier une paix royale. Sa famille serait respectée et protégée du climat de suspicion régnant dans le pays. L'Allemagne, et dans son sillage toute l'Europe, était frappée de démence. Mais un jour la guerre s'arrêterait et tout rentrerait dans l'ordre. Horst aurait misé son petit appartement là-dessus. En 1940, il s'était retrouvé marié et père dans la foulée. Une révolution dans sa vie. Deux bonheurs pour le prix d'un.
Hélas, 1941 n'avait pas débuté sous les meilleurs auspices. Sa hiérarchie l'avait promu. Ça, c'était bien, même s'il ne demandait rien. Cette promotion s'accompagnait d'une affectation en Pologne pour surveiller un camp de prisonniers. C'était une mission d'importance. Toute tentative de refus de la mutation s'annonçait vaine. Alors, il était parti, la mort dans l'âme, laissant Karine et la petite Gisela derrière lui. «Ce n'est pas le front», avait-il déclaré, en guise d'au revoir, à son épouse éplorée.