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.. Là où j'irai

Couverture du livre Là où j'irai

Auteur : Gayle Forman

Date de saisie : 08/11/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : OH ! éditions, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 9782361070144

GENCOD : 9782361070144

Sorti le : 04/11/2010

  • Les présentations des éditeurs : 14/12/2010

Après Si je reste qui a séduit des millions de lecteurs dans le monde, Gayle Forman réunit de nouveau Mia et Adam

Adam est une rock star adulée dont la réputation sulfureuse attire les paparazzi. Un jour de dérive à New York, il tombe en arrêt devant des yeux noirs sur une affiche. Les yeux de Mia, son ancienne petite amie. Devenue une violoncelliste virtuose, la jeune fille donne ce soir un concert au Carnegie Hall.

Trois ans plus tôt, Mia est partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles sont un choc : les souvenirs bons et mauvais resurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'ils pensaient indestructible se heurte à la réalité de leurs vies.
Peut-on revivre une passion, malgré les cicatrices du passé ? La musique emporte Mia et Adam dans un tourbillon d'émotions. Est-ce suffisant pour les réunir de nouveau ?

Là où j'irai nous entraîne dans une belle histoire d'amour et une course-poursuite poétique au sein d'un New York méconnu.

Gayle Forman vit à Brooklyn avec son mari et leurs filles. Ses livres, tous des best-sellers, sont traduits dans le monde entier.

À propos de Si je reste
«Le livre le plus émouvant depuis Twilight»
Erik Feig - producteur de Twilight

«Le roman que vous n'allez pas lâcher»
L'Étudiant


  • Les courts extraits de livres : 14/12/2010

Chaque matin, en m'éveillant, je me dis : Ce n'est qu'une journée, vingt-quatre heures à passer. Je ne sais plus ni quand ni pourquoi j'ai pris l'habitude de cet encouragement quotidien. On dirait l'une des douze étapes de ces groupes d'Anonymes, dont je ne fais pourtant pas partie. Encore qu'à lire les âneries qu'on écrit sur moi, on pourrait penser que je devrais. Je mène le genre de vie devant lequel beaucoup bavent d'envie. Et malgré tout, j'éprouve le besoin de me rappeler la durée d'une journée, pour me persuader que si j'ai réussi à passer celle de la veille, j'irai au bout de la prochaine.
Après mon petit mantra, je jette un coup d'oeil à la pendulette minimaliste posée sur la table de nuit de l'hôtel. Elle indique 11 h 47, autrement dit l'aube, pour moi. La réception m'a déjà téléphoné deux fois pour me réveiller et notre manager, Aldous, a pris le relais, poliment, mais fermement. La journée qui m'attend n'a peut-être que vingt-quatre heures, mais elle s'annonce bien remplie.
Je dois aller au studio enregistrer les dernières pistes de guitare de la version vendue sur Internet du premier single de notre album qui vient de sortir. Un gadget. Même chanson, nouvelle piste de guitare, quelques effets vocaux, mais un dollar plus cher. Comme nous le serinent les pontes du label : «De nos jours, il ne faut pas laisser passer les bonnes occases.»
Ensuite, je déjeune avec une journaliste du magazine Shuffle. L'enregistrement et le déjeuner symbolisent les pôles de ce qu'est devenue ma vie : faire de la musique, ce que j'adore, et parler de ma musique, ce que je déteste. Mais l'un ne va pas sans l'autre. Lorsque Aldous rappelle, je sors enfin du lit. Au passage, j'attrape le flacon de tranquillisants que je suis censé prendre chaque fois que j'ai les nerfs en boule.
Les nerfs en boule, c'est mon état normal. J'ai fini par m'y faire. Mais depuis que nous avons démarré la tournée par trois concerts au Madison Square Garden, je ressens autre chose. L'impression d'être au bord d'un puissant tourbillon prêt à m'aspirer. Une sensation maelströmienne.
Ça existe, ça, maelströmienne ?
Quelle importance, puisque tu te parles à toi-même, me dis-je en avalant deux comprimés. Je passe un caleçon et je vais ouvrir la porte de ma chambre. Un pot de café m'attend devant, déposé là par un employé de l'hôtel qui a sans doute pour instruction de ne me déranger sous aucun prétexte.


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