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.. Comment bien rater ses vacances

Couverture du livre Comment bien rater ses vacances

Auteur : Anne Percin

Date de saisie : 19/11/2010

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : DoAdo

Prix : 11.00 € / 72.16 F

ISBN : 9782812601910

GENCOD : 9782812601910

Sorti le : 31/10/2010

Si, entre 9 et 14 ans, Maxime était fermement décidé à devenir Jimmy Hendrix sinon rien, à 17 ans, il aspire plutôt d'une part, à devenir éditorialiste politique à la radio (ça a l'air moins dur que guitariste de génie et question coiffure c'est quand même moins contraignant) et d'autre part, à revendiquer son indépendance estivale, à savoir que la rando en Corse en famille, ce sera sans lui.
Avec l'aide de sa soeur, une adepte de horse dreaming (une sorte de sport cérébral, couramment pratiqué par les filles de 12 ans, qui consiste à rêvasser devant des photos de chevaux), Maxime parvient à ses fins. En route pour le Kremlin... Bicêtre chez sa grand-mère. Pour Maxime, c'est l'exil à Guernesey, sa datcha dans les steppes avec un jardin, la collection complète des Agatha Christie, un grenier au contenu farfelu (sa grand-mère est une ancienne maitresse d'école et chacun sait que les institutrices gardent n'importe quoi) et enfin, et surtout, un ordinateur tout neuf.
Sauf qu'au final, tout ne se passe pas comme prévu (comme frôler un coma éthylique en mitonnant d'innocentes cerises à l'eau de vie, découvrir un secret de famille et tomber amoureux d'une fille qui a choisi Picachu comme avatar sur Space-book).
Un roman drolatiquement désopilant où un ado livré (malgré lui) à lui-même découvre que devenir un être autonome et s'assumer n'est pas forcément une mince affaire.


  • Les présentations des éditeurs : 18/11/2010

Chers parents,
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J'espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j'ai mangé Hector mais pas tout d'un coup, j'en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j'ai l'eau-de-vie de Mamie, ça m'aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m'envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c'est l'heure de ma piqûre d'héroïne. Gros bisous, votre fils bien-aimé,
Maxime.

Cet été, Maxime a 17 ans. Il ne veut plus partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie pour glander devant l'ordinateur. Tant pis pour toi. Il va vivre des journées délirantes !


  • Les courts extraits de livres : 18/11/2010

- Cette année, on part en randonnée en Corse, les enfants ! Ma mère a lancé cette phrase tout en jetant un coup d'oeil sur la banquette arrière où nous étions vautrés, ma soeur et moi, en état semi-comateux. J'ai croisé le regard maternel une fraction de seconde dans le rétroviseur, le temps d'une tentative d'oeillade meurtrière, avant qu'un saut sur un ralentisseur ne fasse retomber sur mes yeux une grosse mèche de cheveux. Tant pis pour le regard ténébreux.
- Tu viens avec nous ?
Ma mère a tourné la tête vers le rétro extérieur, avant de franchir un céder-le-passage. Pendant un bref instant, on n'a plus rien entendu que le cliquetis du clignotant. La tête tournée vers la vitre embuée, j'admirais la vue splendide sur Ivry-sur-Seine (ses barres de HLM, ses magasins de téléphonie mobile, sa cité Maurice Thorez). Je prenais tout mon temps pour répondre.

J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles.
Quand vos enfants cessent de vous demander d'où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe affiché à l'entrée du Super-U l'été dernier, c'est qu'ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l'avait lu à haute voix, avec l'air d'un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu'en réalité, c'était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d'hypermarché, entre la météo du jour et «Le Conseil de votre poissonnier»... C'était l'été dernier à Biscarosse, et je me suis juré que ce seraient mes dernières vacances en famille. Du moins, jusqu'à ce que j'en fonde une moi-même à la force du poignet, et que je l'entretienne et la chérisse et la nourrisse à la sueur de mon front - autant dire le plus tard possible.


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