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.. Little big bang

Couverture du livre Little big bang

Auteur : Benny Barbash

Traducteur : Dominique Rotermund

Date de saisie : 10/04/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 9782843045288

GENCOD : 9782843045288

Sorti le : 13/01/2011

Coup de coeur : un israélien décide de maigrir et pour cela entame divers régimes dont un le conduira vers une issue pour le moins désagréable pour lui mais désopilante pour nous. Avec un sens de l'humour très acéré et un talent de conteur indéniable, Benny Barbash, à partir d'une simple fable, nous dresse un portrait sans concession de la situation israélo-palestinienne. Un regard pertinent et légitime : une lecture obligatoire pour dédramatiser certaines situations et décontracter certains protagonistes. Finalement une fable universelle...


Un jeune israélien, obèse, ne supporte plus les taquineries de ses amis, de ses parents... Il décide donc d'entreprendre toutes sortes de régimes, jusqu'au jour où... À travers un épisode insolite, anodin, Benny Barbash nous offre une fable à méditer.


On rit beaucoup, mais derrière le comique de situation et les dialogues hilarants, le propos est finalement, extrêmement sérieux.
Le rire et l'olivier comme solutions au conflit israélo-palestinien ? ça serait bien...
UNE OEUVRE SALUTAIRE !


Little Big Bang est le nouveau roman de Benny Barbash, auteur israélien, publié par les éditions Zulma. Comme avec My First Sony, son précédent livre, on retrouve ce qui fait la particularité de cet auteur : la description de la société israélienne contemporaine vue par le prisme familial.
Avec Little Big Bang, il nous livre une fable féroce mais drôle en nous contant l'histoire d'un homme qui va s'apercevoir qu'un olivier lui pousse inexorablement dans l'oreille ! Malgré une femme stoïque et une famille qui en a connu d'autres, cette mésaventure arboricole ne passera pas inaperçue et notre pauvre héros va vite devenir un enjeu national, un symbole de paix qu'Israël et les palestiniens vont tenter de s'accaparer, tout cela sous les yeux très observateurs de son propre fils.
A l'image d'une société israélienne déchirée mais qui tente de garder le cap alors que tout s'écroule autour d'elle, l'oeuvre de Benny Barbash possède ce petit grain de folie, d'humour et de lucidité, qui font tout le charme des livres politiquement incorrects.


  • Les présentations des éditeurs : 12/02/2011

La fabuleuse mésaventure d'un homme qui ne souffrait, à l'origine, que d'un surplus de poids.

Un peu d'obésité chez un honnête homme israélien est loin d'être une disgrâce. Sauf s'il décide de maigrir à tout prix. Malgré les moqueries affectueuses de son épouse et des grands-parents, notre homme multiplie en vain les régimes : tout fruit, tout viande, ou tout carotte. Une diététicienne de renom lui recommande le tout olive. Il finit par avaler un noyau qui se fiche dans l'épigastre. Et voilà qu'un beau jour quelque chose bourgeonne de son oreille gauche, une pousse d'olivier dirait-on, phénomène qui sera à l'origine d'un véritable big-bang local...
À partir d'un événement pour le moins insolite, traité à la manière positive du conteur, Benny Barbash nous offre une fable à mourir de rire, d'une pertinence abrasive. Dans le contexte épineux du drame palestinien et de l'occupation des territoires...

Du petit incident de santé pour le moins inaccoutumé d'un citoyen ordinaire, bientôt amplifié jusqu'à devenir un fait-divers emblématique d'audience nationale et même internationale, l'auteur tire un conte moral d'une redoutable efficacité dont la portée ne saurait nous échapper à l'heure des négociations pour l'indépendance des territoires palestiniens et du retrait conséquent des colonies illégales.
Simple drame ménager au départ, le polype de forme végétale dans l'oreille du père de famille attire l'attention et les commentaires d'une épouse flegmatique, d'une grand-mère poule typique, d'un grand-père astrophysicien qui ramène drôlement chaque fait de ce coin de terre à la démesure cosmique.
Partant du principe qu'une bonne fable est une manière de prendre l'actualité au pied de la lettre, Benny Barbash semble évoquer dans ce roman certaine déclaration de colons intégristes interdisant de prendre part «à toute action qui viserait à déraciner les Juifs de n'importe quelle partie de notre terre sacrée». En moderne voltairien qui cultive la satire sous le couvert d'une fiction invraisemblable racontée posément à la manière de Marcel Aymé ou d'Italo Calvino, l'auteur de My First Sony revient sur les pesanteurs politiques et idéologiques de la société israélienne, à la fois ouverte à la modernité et bloquée dans son déni des droits du peuple palestinien à disposer d'un territoire souverain.
Ces archaïsmes, Benny Barbash les analysent l'air de rien, sur le mode de l'allégorie et de la parabole, dans un scénario remarquablement bien ficelé où le mythe de l'olivier symbiotique trouve un terrain à réflexion particulièrement fertile.

Dramaturge, écrivain, scénariste pour la télévision et le cinéma, Benny Barbash est né à Beer-Sheva en 1951. Il vit à Tel-Aviv. Après My First Sony (Prix Grand public du Salon du livre 2008), Benny Barbash poursuit une oeuvre romanesque en forme de fresque familiale qu'alimente une ample réflexion sur la société israélienne contemporaine. De nouveau avec Little Big Bang, il révèle les tensions et les contradictions qui hantent cette génération d'après la Shoah, déchirée entre ses peurs, ses mythes fondateurs et la nécessité impérieuse de s'inscrire dans le mouvement de l'Histoire.



  • La revue de presse Emilie Grangeray - Le Monde du 24 février 2011

Moins connu en France qu'Amos Oz, Benny Barbash est lui aussi l'un des fondateurs du mouvement La Paix maintenant. Mais en Israël, tout le monde sait que ses pièces de théâtre, films et séries télé sont très politisés. Et même, admet-il comme à regret de sa voix douce et profonde, ses romans. "La politique s'est infiltrée dans toutes les strates de la société israélienne : que l'on prenne un taxi, boive un café ou célèbre Seder, on discute politique. On ne peut y échapper, ni fuir ces questions : elles vous courent après." Il n'en va pas autrement de Little Big Bang, un roman drôlement grinçant, à mi-chemin entre la longue nouvelle et la fable politique...
Profonde analyse de la société israélienne contemporaine, Little Big Bang est également une fantastique fresque familiale, dévoilant les tensions et les douleurs encore vives qui hantent cette génération post-Shoah, tiraillée entre passé et présent. Pour Benny Barbash, la mémoire est un "couteau à double tranchant : nécessaire pour se construire une identité, mais ennemie du progrès et du changement".


  • La revue de presse Alexandra Schwartzbrod - Libération du 10 février 2011

C'est si incongru d'éclater de rire en lisant un roman évoquant la Shoah et le conflit israélo-palestinien que l'auteur de ce petit miracle mérite d'être salué. D'autant que cet homme-là est en passe de devenir une des figures de la littérature israélienne...
Né à Beer-Sheva en 1951, soit trois ans après la création de l'Etat d'Israël, Benny Barbash raconte avec une drôlerie sans nom - et aussi beaucoup de tendresse - les tensions et les contradictions qui hantent cette génération d'après la Shoah, déchirée entre ses angoisses existentielles, ses mythes fondateurs, son désir de modernité, et son malaise vis-à-vis du problème palestinien.


  • Les courts extraits de livres : 02/12/2010

Ya-t-il une cause à tout ?

Mon père est gros. Ou plutôt, il l'était, jusqu'à ce que des choses étranges lui arrivent, tellement étranges que le lecteur se refusera à croire qu'elles aient effectivement pu se produire. Mais je n'en parlerai que plus tard, le moment venu. Pour l'heure, il ne s'est encore rien passé.
Revenons-en donc à mon gros de père. En réalité, tout a commencé par son embonpoint, avant même qu'il ne se soit produit quoi que ce soit. C'est toujours le cas des phénomènes soudains qui ne sont engendrés par aucun événement déclencheur.
Cette affaire de phénomènes qui surgissent à un moment donné, sans être précédés par un événement fondateur, est très difficile à comprendre. La plupart des gens - qui, d'après mon grand-père, sont complètement bouchés - sont habitués à ce qu'un événement précède, ou succède à un autre, de la même façon que le vendredi précède le shabbat ou que l'on se rende aux toilettes après avoir mangé.
Ou encore, autre exemple : lorsqu'on jette un caillou en l'air - lequel se déplace à la vitesse de il kilomètres/seconde, ce qui correspond plus ou moins à la vitesse d'échappement de la Terre -, ce dernier aura parcouru une certaine distance avant d'emprunter le chemin inverse. Sa chute est absolument inéluctable et ne dépend ni de ma volonté ni de celle du caillou. Et si, par hasard, le caillou était doué de raison et pensait ne tomber que sous l'effet de sa propre volonté, il serait entièrement dans l'erreur, comme le sont tant de personnes qui pensent agir de leur propre fait, alors qu'en réalité, elles n'ont rien choisi du tout. Ainsi le caillou tombe-t-il, lui aussi, parce qu'il n'a pas le choix. Mais quitte à tomber, il préfère encore se dire qu'il s'agit d'un acte volontaire. Sans quoi toute cette histoire de chute serait bien déprimante.


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