Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Pierre Loti
Préface : Alain Quella-Villéger
Date de saisie : 15/12/2010
Genre : Récits de Voyages
Editeur : Bleu autour, Saint-Pourçain-sur-Sioule, France
Collection : La petite collection de Bleu autour
Prix : 14.00 € / 91.83 F
ISBN : 9782358480192
GENCOD : 9782358480192
Sorti le : 26/10/2010
Le dernier livre de Pierre Loti, sans doute le plus poignant, nourri de ses ultimes voyages à Constantinople, en 1910 et 1913. e finir l'été, finir l'Orient, finir ma vie ; c'est le déclin de tout...» Et Loti se fait «le champion de la cause turque, du maintien du Croissant sur les rives du Bosphore». Quitte à s'égarer lorsqu'il s'en prend aux Arméniens, aux Bulgares, à «la Grécaille». Mais s'égare-t-il quand il préconise de «tendre la main à l'Islam qui nous a fourni sans marchander tant de milliers de braves combattants» ?
Pierre Loti, n'est plus à présenter. Toutefois ce livre, parmi les moins connus de l'auteur, présente une Inde de la fin du XIXe et tout début XXe d'une manière à la fois nostalgique et moderne. Son oeuvre réunit recueils, romans exotiques, études sur les civilisations de l'Orient et de l'Extrême-Orient, récits de voyages et mémoires.
Alain Quella-Villéger
Pierre Loti, un ardent turcophile
L'historien des idées et des sensibilités se garde bien aujourd'hui d'écarter les textes littéraires ou journalistiques qui ont pu façonner l'opinion, diffuser certaines images, influencer même les relations internationales. Appréhender comme guide, témoin ou acteur ce romancier emblématique de l'exotisme que fut Julien Viaud, alias Pierre Loti (1850-1923), permet ainsi d'éclairer une réflexion sur notre histoire coloniale, sur les rapports complexes unissant la France à l'islam, la vie politique à l'orientalisme, la Turquie à l'Europe.
Certes, Pierre Loti ne s'est jamais voulu homme politique ; il se méfiait même beaucoup de ce milieu, bien qu'il y comptât nombre d'amis. Mais la géopolitique méditerranéenne est au coeur de sa vie dont le fil conducteur, tendu, se noue et se tisse dans l'Empire ottoman : l'intrigue de son premier roman, publié anonymement, Aziyadé (1879), se situe à Salonique et à Constantinople ; la première mention dans la presse de son pseudonyme, encore incomplet, «M. Loti», apparaît dans Le Monde Illustré du 2 octobre 1880 à propos d'un des avatars de la «question d'Orient», l'affaire de Dulcigno ; et son dernier livre, publié le 16 septembre 1921 sous le titre Suprêmes visions d'Orient, est voué tout entier à la Turquie.
Turcophile inconditionnel, Loti le fut tout au long de sa vie. Il a puisé à Istanbul, en 1876, l'énergie de vivre. En retour, il n'hésita pas, de 1919 à 1922, à jeter ses dernières forces dans la défense de l'Empire menacé dans son existence même. Et sa réflexion méditerranéenne n'a jamais cessé d'avoir pour repères les minarets des rives du Bosphore, au grand dam des uns, à la profonde satisfaction des autres. À sa mort, en juin 1923, on saluera bien sûr l'homme de lettres et le marin, mais aussi l'ardent turcophile, toujours soucieux de rapprocher la France de la Turquie, ainsi que de l'islam. La Dépêche tunisienne s'exclamera d'ailleurs : «Heureux les peuples qui ont de pareils défenseurs !»
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia