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.. Un fauteuil pneumatique rose au milieu d'une forêt de conifères

Couverture du livre Un fauteuil pneumatique rose au milieu d'une forêt de conifères

Auteur : Thibault Lang-Willar

Date de saisie : 19/12/2010

Genre : Policiers

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 9782350871561

GENCOD : 9782350871561

Sorti le : 06/01/2011

  • Le courrier des auteurs : 10/02/2011

1) Qui êtes-vous ? !
La question devrait être plutôt "Qui aspirez vous à être ?"... et dans ce cas, la réponse serait : "Je ne sais pas, je cherche..." Et le commentaire de la réponse serait : "C'est pas mal comme programme, de chercher..."

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central du livre est l'idée de voir le monde, d'observer la société, au travers d'une minorité déviante, à savoir les tueurs en série...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Citer une phrase, c'est compliqué, mais en feuilletant le livre, je tombe sur celle-là qui est pas mal : "Les explosions secoueront la terre en permanence, des hommes irradiés mangeront la chair d'hommes irradiés, des corps pourrissants d'hommes et d'animaux seront laissés là, puants dans le vent sombre. Il y aura le plus beau silence jamais entendu né de tout cela." Mais elle n'est pas de moi, c'est une citation de Charles Bukowski qui est au début de mon livre...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Celle de Lost Highway... ou celle des bronzés, pour le décalage.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Qu'est-ce qu'on peut partager avec quelqu'un qu'on ne connait pas ? On ne partage rien avec les gens qu'on ne connait pas... ou peut-être une bouteille de vin ? Donc une bouteille de vin...


  • Les présentations des éditeurs : 10/02/2011

Les fesses confortablement posées sur un fauteuil pneumatique rose, installé vous l'aurez deviné dans une forêt de conifères, un psychopathe totalement allumé discute tranquillement autour d'une bière du pourquoi et du comment de ses actes... Sauf que son interlocuteur est un ado traumatisé par le meurtre de son meilleur ami, violé et assassiné par ledit psychopathe (et pas forcément dans cet ordre !) Précisons que le cadavre pourrit à leurs côtés durant toute la conversation...

Après Chlore, roman de science-fiction paranoïaque, Thibault Lang-Willar s'amuse à disséquer les petites manies de psychopathes récidivistes, de pédophiles obnubilés par la fin du monde, de cannibales écologistes, toute une galerie de portraits décalés, jubilatoires et furieusement rock'n'roll. À la façon d'un C'est arrivé près de chez vous, il cherche autant que possible l'onirisme dément au sein même de l'ignominie. Sa plume, moderne et percutante, se fait scalpel, fouillant les chairs de la déviance humaine, chaque mot contribuant avec une précision chirurgicale à choquer ou à faire rire aux éclats. Car si les détails scabreux ne nous sont pas épargnés, éclaboussant chaque page d'une aura malsaine, le pathétique de chaque situation ne peut qu'appeler le sourire et, parfois même, la compassion.

Né en 1975, Thibault Lang-Willar vit à Paris. Il a reçu pour Chlore, son premier roman, le Prix de la vocation Bleustein-Blanchet. Ses nouvelles sont parues en revues, dans la NRF, entre autres. En janvier 2011 sort également un film d'horreur politique dont il a écrit le scénario, mettant en scène d'anciens tortionnaires de Guantanamo en prise avec des citoyens américains... au coeur d'une forêt de conifères.


  • Les courts extraits de livres : 10/02/2011

Je suis assis sur un fauteuil gonflable, un gros pneumatique rose que j'ai volé dans la propriété des gamins. Autour de moi, les conifères dressés comme les colonnes d'une cathédrale créée par Dieu. Le lichen vert-de-gris revêtant les arbres, leur lit à perte de vue, et l'écorce brune des résineux gonflée par l'eau des pluies.
Je me demande, mentalement : «Si je rencontrais Adolf Hitler enfant, haut comme trois pommes, je le saignerais ?»
Et aussi : «Si je rencontrais Ted Bundy enfant, avant qu'il ne commette ses meurtres, je le saignerais ?»
Et aussi : «Si je rencontrais Albert Einstein enfant, avant qu'il ne conçoive la bombe H, je le saignerais ?»
Bien sûr que je le saignerais ! Je les saignerais tous, et je les baiserais à mort pour bien leur enfoncer dans le crâne qu'ils s'apprêtent à faire une connerie.
«Et ce ne sont pas les Japonais qui diraient le contraire !» conclus-je gaiement, à voix haute.
Les deux ados sont couchés l'un à côté de l'autre.
Comme deux dominos.
Les yeux clos.


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