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.. Tout bouge autour de moi

Couverture du livre Tout bouge autour de moi

Auteur : Dany Laferrière

Date de saisie : 25/05/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782246777311

GENCOD : 9782246777311

Sorti le : 05/01/2011

En Haïti, il y eut un certain 12 janvier, comme ailleurs un 11 septembre. Avant, il y avait l'insouciance, puis soudain ce jour de séisme terrible. Dany Laferrière, écrivain haïtien résidant au Canada, se trouvait dans son pays au moment du drame. Un an après, il tente de faire revivre ce qu'il a vu, observé, partagé. Le pire comme le meilleur concentré dans cet instant crucial dont le monde entier a été le témoin, à travers un prisme déformé, il est vrai : «Tout cela a duré moins d'une minute. On a eu huit à dix secondes pour prendre une décision. Quitter l'endroit ou rester. Très rares sont ceux qui ont fait un bon départ.»

Comme souvent devant un choc d'une telle cette amplitude - les exemples sont nombreux dans l'histoire contemporaine - il témoigne de la difficulté de témoigner du moment de la catastrophe en elle-même, tant la blessure intime est grande et la surprise, totale. Son récit, Tout bouge autour de moi, est habité d'une retenue bienveillante, généreuse et lucide pour dire les émotions brutes qui ont affecté sa famille ou leurs proches : «Certains voient s'envoler, en une minute, le travail d'une vie. Ce nuage dans le ciel tout à l'heure c'était la poussière de leurs rêves.»

Ce qui rend ce livre particulièrement attachant tient à cette page douloureuse de l'histoire d'Haïti où se juxtaposent le temps de l'auteur avec celui de ces anonymes pour la plupart, armés d'un grand appétit de vivre, portant l'espérance jusqu'en enfer. Ce sont eux, les véritables héros de ces éclats de mémoire que nous livre Dany Laferrière : «Certaines personnes parviennent à danser sur les braises. On les traite d'insouciants ou d'irresponsables sans savoir que ce sont pourtant des êtres d'une force d'âme exceptionnelle. S'ils ont traversé cette époque sanglante avec une humeur égale, c'est qu'ils estiment qu'on n'a pas besoin d'ajouter son drame personnel au malheur collectif.»

Il trouve le ton juste pour évoquer la culpabilité des rescapés ou ironiser - sans méchanceté aucune - sur la couverture médiatique des événements et son cortège d'images fortes : «Le pire n'est pas l'enfilade de malheurs, mais l'absence de nuances dans l'oeil froid de la caméra...»

Quel est le secret de cet auteur pour qu'au-delà de cette fracture existentielle, se dégage de son livre une force si tranquille et déterminée ? De sa mère, de sa tante Renée, de ses amis, ainsi que de la poésie qui résonne comme un violon dans ses ténèbres passagères et qui, seule, le console des horreurs du monde.

«On dit qu'un malheur chasse l'autre. Et les journalistes ont beau se précipiter ailleurs, Haïti continuera d'occuper longtemps encore le coeur du monde.»

Éteignez vos téléviseurs à l'heure des actualités et plutôt que de suivre les péripéties de l'affaire DSK qui semble secouer la planète aujourd'hui - une agitation indécente qui donnerait pour un peu raison à Louis-Ferdinand Céline, quand il affirme, dans Voyage au bout de la nuit, que le «monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde» - lisez Tout bouge autour de moi : un chant pudique de larmes, de gratitude et d'espoir. Les gens sans importance ont parfois tant de choses à nous dire...

Dany Laferrière est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parmi lesquels Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer (1999), Le goût des jeunes filles (2005) et L'énigme du retour (2009). Avec ce dernier, il reçoit le prix Médicis. Il participe aussi au magnifique collectif Serpent à plumes pour Haïti (2010).


16 h 53 et 10 secondes pour couper le temps haïtien en deux. Comment écrire le «ça», parler du Goudougoudou, un nouveau dieu, «pas dans le sens de celui qui punit, simplement pour lui donner une identité, comme on le fait pour les cyclones».
Dany Laferrière, présent au coeur du séïsme, raconte. L'ondulation de la terre, le béton qui chavire, la ville en miettes. Le silence. L'horreur, le chant qui calme la douleur, la mort, en nombre, la dignité de ceux qui ont tout perdu et l'appétit de vivre, cette puissante énergie qui envahit les rues poussiéreuses.
Mais aussi, reconstruire Haïti, première République Noire indépendante, conquise de haute lutte, avec d'autres mots. Entendre l'Art, la Musique, la Littérature.
Une chronique sobre qui en fait toute sa force et sa beauté.


Une courte lecture de Dany Laferrière


  • Les présentations des éditeurs : 18/01/2011

«Tout cela a duré moins d'une minute. On a eu huit à dix secondes pour prendre une décision. Quitter l'endroit ou rester.

Très rares sont ceux qui ont fait un bon départ. On s'est retrouvés à plat ventre, au centre de la cour. Sous les arbres. La terre s'est mise à onduler comme une feuille de papier que le vent emporte.

Bruits sourds des immeubles en train de s'agenouiller. Ils n'explosent pas. Ils implosent, emprisonnant les gens dans leur ventre. Soudain, on voit s'élever dans le ciel d'après-midi un nuage de poussière. Comme si un dynamiteur professionnel avait reçu la commande expresse de détruire une ville entière sans encombrer les rues afin que les grues puissent circuler.» Le 12 janvier 2010, Dany Laferrière se trouve à Haïti pour le festival «Étonnants voyageurs». Comme tant d'autres, il est pris dans le tremblement de terre. Au contraire de tant d'autres, il réchappe à la catastrophe. Un an après, dans Tout bouge autour de moi, il témoigne de ce qu'il a vu - sur le moment, puis quelques semaines plus tard, à l'occasion d'un retour en Haïti.

Sans pathos, sans lyrisme. Des «choses vues» qui disent l'horreur, mais aussi le sang-froid des Haïtiens. Que reste-t-il quand tout est tombé ? La culture. C'est par elle et grâce à elle que, aussitôt, ils résistent au découragement. Les marchands d'art recommencent à exposer leurs tableaux, dans la poussière, au gré du vent. Les gens racontent, suivant la tradition d'oralité si chère au pays. Les amis sont là, et la solidarité internationale. Et cette étrange télévision qui, pour nourrir sa présence 24 heures sur 24, crée des «pillages» qui n'existent pas, du romanesque s'ajoutant au drame.

Dany Laferrière y oppose la littérature. Ce qu'elle voit, ce qu'elle peut dire, sans mensonge. Pour lui, ce tremblement de terre «est un événement dont les répercussions seront aussi importantes que celles de l'indépendance d'Haïti, le 1e janvier 1804». Et si, d'un mal il faut tirer un bien, ne peut-on pas dire qu'il a placé Haïti, et pour longtemps, au coeur du monde ?



  • La revue de presse Bernard Quiriny - le Magazine Littéraire, février 2011

Le premier élément frappant dans ce livre inclassable, c'est précisément son choix littéraire, sa volonté de ne pas faire du séisme la matière d'un roman. «Un pareil roman n'est pas dans mes cordes, constate l'écrivain. Cela exige une puissance que je ne possède pas. De plus il est déjà écrit par la nature. Ce grand roman d'écriture classique qui se passe en un lieu (Haïti), en un temps (16 h 53) et qui met en scène plus de 2 millions de personnages. Il faudra un Tolstoï pour tenter un tel pari.» Il n'en reste pas moins qu'on est saisi par la puissance d'évocation de certains passages où l'écrivain raconte les heures qui ont suivi le tremblement, les scènes qu'il a vues...
Voilà au fond l'intention secrète de ce beau livre, par-delà la nécessité du témoignage et le portrait qu'il propose des Haïtiens par l'un d'entre eux : «Haïti doit profiter de cette trêve pour changer son image», lance-t-il ; et d'oser le paradoxe, mi-provocateur, mi-sérieux, pour rappeler que, avant d'être une île ravagée, Haïti est une culture, une langue, une terre de peintres, d'artistes et de poètes qui pourraient bouleverser le pays en profitant de ce que les objectifs du monde sont braqués sur lui : «On n'aura pas une pareille chance (façon de parler) une deuxième fois.»


  • La revue de presse Alain Mabanckou - Le Figaro du 27 janvier 2011

Laferrière nous ramène une fois de plus dans son île avec Tout bouge autour de moi. Certains liront ce livre comme un «bloc-notes» destiné à ceux qui n'ont pas vu ou vécu «ça». L'époque est aux raccourcis et au voyeurisme, la tragédie humaine étant un des ingrédients les plus prisés. Laferrière le sait et son écriture à la fois sublime et apaisée s'oppose au misérabilisme pour nous offrir non pas une comptabilité des dégâts mais l'acte de renaissance d'une terre encore démantibulée et dont les habitants préservent jalousement la dignité...
Le «je» de Laferrière devient collectif. Personnages principaux, les Haïtiens - disparus ou rescapés du séisme, amis, parents ou inconnus croisés dans la rue - s'expriment tandis que l'auteur prend conscience de son rôle secondaire. C'est un livre de vie, de rencontres, de murmures, de dialogues.


  • La revue de presse Claude Arnaud - Le Point du 20 janvier 2011

Rescapée jugeant Dieu "cruel" d'avoir repris toute sa famille sauf elle, élégant contemplant les gravats qui viennent d'ensevelir sa mère et ses trois soeurs, rentrées d'Amérique pour lui offrir un salon de coiffure, c'est avec le laconisme des grands survivants que l'auteur de L'énigme du retour (prix Médicis 2009) reconstruit la cité démantelée...
Comme la plupart des tragédies, le drame de 2010 n'aura donc eu aucun sens. Il aura juste permis au monde de découvrir la superbe d'un peuple qui s'est relevé sans un mot de plainte, comme toujours. Et c'est dans cette évocation que ces petits tableaux du désastre sont grands. Ils font percevoir le fracas d'une ville qui retentira éternellement dans la mémoire des rescapés, faute de savoir pourquoi le sort s'est acharné contre eux...


  • La revue de presse Gilles Biassette - La Croix du 19 janvier 2011

Dany Laferrière, qui a reçu le prix Médicis en 2009 pour L'énigme du retour, est l'un des premiers à s'y risquer en publiant un ensemble de courts textes, mêlant observations et réflexions. Haïtien exilé au Canada, l'écrivain était de passage à Port-au-Prince début 2010 à l'occasion du festival littéraire Etonnants voyageurs, qui s'apprêtait à s'ouvrir, quand la terre s'est ébrouée. Tout bouge autour de moi est en fait le carnet de bord d'un témoin, noirci au fil des émotions...
Par petites touches, l'auteur rappelle qu'un drame collectif est en fait une somme de tragédies individuelles, vécues différemment tout en étant si voisines...
Comme pour lire le «grand roman» du séisme, il faudra attendre plusieurs années avant de pouvoir statuer sur cet «instant pivotal». Mais Dany Laferrière contribue, avec Tout bouge autour de moi, à faire que la porte reste encore ouverte pour Haïti.


  • La revue de presse Robert Solé - Le Monde du 13 janvier 2011

Beaucoup de choses ont été écrites et montrées au lendemain du séisme. Dany Laferrière a cependant le double regard de quelqu'un du pays qui ne vit pas sur place. Avec lui, nous entrons dans sa famille, cherchons de l'essence avec sa soeur, allons faire des courses, trouvons notre chemin selon les nouvelles indications ("Tu vois où se trouvait le Carribean Market ? Alors tu continues un peu jusqu'à passer deux immeubles par terre..."), nous faisons la connaissance de tante Renée, puis apprenons sa mort et participons à ses funérailles. Les habitants des quartiers populaires ont surnommé le séisme Goudougoudou : c'est, paraît-il, le son qu'ils entendaient pendant que le sol se dérobait. Un ami d'enfance de Dany Laferrière, ingénieur de son état, prédisait une catastrophe depuis une dizaine d'années. Personne ne voulait l'écouter.


  • La revue de presse François Busnel - Lire, janvier 2011

Laferrière est un obsédé du présent de l'indicatif. Ce présent qui efface tout et conserve en lui tout ce que l'on a vécu, à la manière du fameux cliché que rapportent ceux qui, au moment de mourir, disent avoir vu défiler leur vie. C'est de cela, en réalité, dont il est question dans ce livre : le récit de la journée du 12 janvier est le point de départ d'une quête intérieure où les souvenirs s'écrivent au présent (les dictatures, la grand-mère, l'exil du père perdu de vue à l'âge de 4 ans, l'assassinat du meilleur ami, la décision de quitter le pays...). Laferrière est un artificier. Il manipule les émotions et les mots avec l'infinie précaution de celui qui doit désamorcer (ou amorcer) une bombe. Spectaculaire !


  • La revue de presse Gilles Biassette - La Croix du 12 janvier 2011

Haïtien exilé au Canada, l'écrivain était de passage à Port-au-Prince début 2010 à l'occasion du festival littéraire Etonnants voyageurs, qui s'apprêtait à s'ouvrir, quand la terre s'est ébrouée. Tout bouge autour de moi est en fait le carnet de bord d'un témoin, noirci au fil des émotions. Parcourant la ville à la recherche de proches ou partageant le quotidien des autres clients de l'hôtel où ils se trouvaient au moment où la terre a tremblé, tous réunis dans le jardin, loin du béton, Dany Laferrière décrit de courtes scènes déchirantes, d'hommes et de femmes hébétés de douleur ou bouleversés de se retrouver en vie... Par petites touches, l'auteur rappelle qu'un drame collectif est en fait une somme de tragédies individuelles, vécues différemment tout en étant si voisines.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 12 janvier 2011

On quitte cet étonnant mémento plein de respect pour les malheurs d'un peuple jamais docile, jamais passif, que Dany Laferrière fait vivre à merveille, jonglant dans l'espace et le temps, la méditation et le quotidien, le rêve et la sensation brute, donnant jus­qu'au sentiment de ressusciter les morts. Artiste démiurge au milieu d'un peuple d'artistes démiurges. Car qu'est-ce qui a si fortement soudé les Haïtiens face au malheur ? La musique, la peinture, qui refleurirent aussitôt dans les rues éventrées. Malraux déjà s'émerveillait de cet unique «peuple de peintres». La culture nous sauvera, répète en leitmotiv Dany Laferrière. Et son récit déjà le prouve, qui métamorphose un tremblement de terre en source jaillissante d'amour et de lumière.


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