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.. La disparue de San Juan : Argentine, octobre 1976

Couverture du livre La disparue de San Juan : Argentine, octobre 1976

Auteur : Philippe Broussard

Date de saisie : 27/03/2011

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Les Documents Stock

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782234062511

GENCOD : 9782234062511

Sorti le : 02/02/2011

  • Le courrier des auteurs : 06/03/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Philippe Broussard, 47 ans, rédacteur en chef à L'Express après avoir été grand reporter au Monde pendant une quinzaine d'années.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Une enquête sur la vie de Marie-Anne Erize, une jeune française disparue en Argentine à l'époque de la dictature (1976). Avec un élément d'actualité important : un ancien militaire, suspecté d'avoir organisé son enlèvement, est actuellement en attente de son procès en Argentine.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Le coeur du sujet n'était pas le mystère de ta disparition mais au contraire celui de ta présence".

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une chanson de Bob Marley, "Redemption song".

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La richesse et l'intensité des rencontres que cette quête-enquête m'a permis de faire.


Philippe Broussard sera l'invité de la Journée du livre d'Asnières le 3 avril 2011.


  • Les présentations des éditeurs : 03/02/2011

Marie-Anne Erize avait 24 ans, un physique de mannequin, des utopies de rebelle. Un jour d'octobre 1976, des militaires en civil l'ont enlevée à San Juan, petite ville du nord-ouest de l'Argentine. Ses parents, ses amis, ses six frères et soeurs ne l'ont jamais revue. Depuis, elle fait partie des 30 000 disparus de l'époque de la dictature (1976-1983), ces hommes et ces femmes dont le souvenir hante à jamais ce pays à la mémoire lourde.
Peu importe que cette histoire remonte à plus de trente ans. Philippe Broussard a voulu la raconter. Partir sur les traces de Marie-Anne. Retrouver des témoins. Reconstituer son parcours. De Paris à Buenos Aires, il a interrogé des dizaines de personnes et tenté d'assembler le puzzle de sa vie. De ses vies, plutôt. Née dans une famille de «pionniers» français établis en Argentine, elle a grandi dans la jungle, fréquenté diverses écoles catholiques, défilé comme top-modèle, côtoyé de grands artistes (le chanteur Georges Moustaki, le guitariste Paco de Lucia...) et vécu un temps à Paris.
Son destin bascule en 1973, quand elle renonce au milieu de la mode, trop superficiel à ses yeux. Militante péroniste, aide sociale dans les bidonvilles, elle entre peu à peu dans la clandestinité au sein des Montoneros, une guérilla d'extrême gauche. Cette fuite en avant, sur fond de répression ultra-violente, s'achèvera à San Juan, un vendredi de 1976...
L'histoire n'est pas terminée pour autant. Aujourd'hui encore, deux procédures judiciaires sont en cours, en France et en Argentine, pour connaître la vérité sur son sort. Un suspect est même en prison, à San Juan : Jorge Olivera, un colonel devenu avocat, catholique intégriste et militant d'extrême-droite. C'est lui qui aurait organisé le rapt, puis la disparition de la belle Française.
Le livre repose sur une structure narrative à deux vitesses : l'alternance entre le récit chronologique du parcours de Marie- Anne et des lettres que l'auteur écrit à sa mère, âgée de 84 ans, afin de l'informer de ses recherches et de lui dévoiler la part d'ombre de sa fille.

Philippe Broussard est rédacteur en chef du service Enquêtes de L'Express. Ancien grand reporter au Monde (1989-2005), il a reçu le prix Albert Londres en 1993. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages chez Stock, dont La Prisonnière de Lhassa (2001).



  • La revue de presse Alice Pouyat - Le Journal du Dimanche du 27 mars 2011

De Paris à Buenos Aires, de Rome à Madrid, les très nombreux témoignages et documents recueillis par l'auteur, telles les pièces d'un puzzle, viennent peu à peu recomposer le visage aux multiples facettes de la disparue de San Juan. Ils apportent aussi de nouveaux éléments contre son bourreau présumé, l'ex-officier Jorge Olivera, dont le procès est toujours attendu. Une enquête tenace, obstinée, dont les coulisses sont contées en parallèle du récit dans une correspondance avec la mère de la victime. Page après page, le journaliste confie ses doutes, ses espoirs, se laisse absorber par ce drame familial et national resté sans épilogue. Et le lecteur avec lui.


  • La revue de presse Gérard Thomas - Libération du 10 février 2011

Marie-Anne fait partie des quinze ressortissants français «disparus» durant les années de plomb argentines, simples gouttes d'eau tricolores dans la liste des 20 000 morts et disparus de la dictature (1976-1983). Le journaliste Philippe Broussard a rencontré la mère de la jeune fille, Françoise, lors d'un reportage en Argentine un quart de siècle après les faits.Il s'est ensuite obstiné à un travail de fourmi, sollicitant sans relâche témoins, avocats, membres de la famille et amis de la jeune disparue. Il a même traqué et retrouvé son principal tortionnaire qui attend un hypothétique procès en prison.


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 2 février 2011

Désormais, Marie-Anne Erize est un numéro de dossier judiciaire : 6204. Quant au livre, une enquête de plusieurs années, amorcée par un reportage il y a dix ans, et menée avec obstination depuis trois ans, Philippe Broussard l'a construit comme un puzzle, amassant documents, témoignages, parcourant l'Argentine, mais aussi l'Espagne et l'Italie, à la recherche des personnes susceptibles de l'éclairer sur la jeune femme disparue...
Marie-Anne est une ces desaparecidos (disparus) assassinés par la dictature argentine entre 1976 et 1983. Philippe Broussard - journaliste à L'Express, prix Albert Londres en 1993 et fils du célèbre commissaire Broussard - reconstitue son itinéraire, cherche à assembler les traits de son visage et de sa personnalité. Il repère les étapes, les lieux, tente de combler les vides...
A l'instar de Philippe Broussard, on ne sort pas indemne d'une telle enquête, et l'on restera longtemps hanté par le sourire de la «disparue de San Juan».


  • Les courts extraits de livres : 20/01/2011

La disparue

C'est un jour que l'Histoire a oublié. Un banal vendredi de 1976. Le 15 octobre. À Paris, c'était l'automne, une tempête arrivait de Bretagne. Dans l'ouest de l'Argentine, on célébrait au contraire la fête du soleil, le début du printemps, les journées commençaient à rallonger, les torrents à dévaler la pré-Cordillère.
Ce matin-là, la ville de San Juan s'était éveillée au rythme lent des habitudes provinciales. Dès les premières lueurs de l'aube, les ouvriers agricoles avaient rejoint les vignobles et les oliveraies. À l'angle des rues Abraham Tapia et Général Mariano Acha, la vendeuse du kiosque à boissons et friandises, Elsa Emperatriz Astensio, guettait ses clients, les élèves du collège voisin. Sur le trottoir opposé, Domingo Palacio s'activait déjà dans son magasin de cycles, une boutique à l'ancienne qui sentait la colle à rustine et le caoutchouc de chambre à air.
En milieu de matinée, une jeune femme poussa la porte, un vélo à la main. Elle était jolie, mince, souriante ; elle avait les cheveux châtains, les yeux verts, un soupçon de tristesse et de fatigue dans le regard. À ses gestes, à son accent, l'épouse de Domingo Palacio, Magdalena, devina un passé de relative aisance et bien d'autres horizons que ceux de San Juan. Buenos Aires, probablement. Ou alors l'étranger. Oui, c'est cela, l'étranger.
Son vélo avait un problème de freins, ou peut-être de dérailleur, rien de grave en tout cas. Le temps d'aller faire une balade en ville, et elle pourrait le récupérer.
A son retour, vers midi, il était prêt, la facture aussi. La belle inconnue paya, quitta le magasin. De l'intérieur, Domingo Palacio vit alors un homme en civil l'aborder sur le trottoir. Il semblait agressif, menaçant, comme s'il voulait l'entraîner quelque part. Elle résistait, se débattait. Le commerçant tenta de s'interposer mais trois autres hommes le plaquèrent contre la devanture. L'un d'eux le menaça d'une arme, et l'obligea à rentrer dans la boutique. «Garde le vélo, quelqu'un viendra sans doute le chercher», lui lança-t-il en partant.
Debout devant son kiosque, Elsa Emperatriz Astensio ne put rien faire non plus. C'est à peine si elle eut le temps de voir deux des agresseurs pousser la fille à l'arrière d'une Ford Falcon de couleur claire. Elle hurlait, et tentait de leur échapper.
Les portières claquèrent, le chauffeur démarra en trombe. Deux autres véhicules suivirent la Ford vers une destination inconnue.
Ainsi commença l'affaire Marie-Anne Erize.


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