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.. Poils et sang

Couverture du livre Poils et sang

Auteur : Dimitri Karadimas

Date de saisie : 24/01/2011

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Herne, Paris, France

Collection : Cahiers d'anthropologie sociale, n° 6

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782851973764

GENCOD : 9782851973764

Sorti le : 06/11/2010

  • Les présentations des éditeurs : 02/04/2011

Sous le haut patronage de Claude Lévi-Strauss, Françoise Héritier et Nathan Wachtel

«La collection des Cahiers d'anthropologie sociale publie les travaux menés au Laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France, en particulier les journées d'études régulièrement organisées en son sein qui réunissent des membres du laboratoire et des chercheurs d'autre institutions autour de grands thèmes d'actualités abordés dans la perspective réflexive de l'anthropologie.»

Philippe Descola

Poils et sang
Cahier dirigé par Dimitri Karadimas

Depuis l'article, classique, d'Edmund Leach «Magical Hair» sur la pilosité et les cheveux, la thématique a faiblement mobilisé l'anthropologie, sans pour autant se faire oublier de l'ethnographie. La plupart des monographies possèdent quelques lignes, parfois plus, sur les pratiques et l'imaginaire liés à la pilosité en général, à la chevelure et, surtout, aux poils (distinction catégorielle qui, soulignons-le, n'existe pas dans toutes les langues, loin de là). Dans ces travaux, les questions ayant trait à la pilosité sont souvent redoublées par celles liées aux interdits concernant les humeurs corporelles et, plus particulièrement, au sang : ni vraiment humeurs et pas encore véritablement chair, la pilosité reste la partie la plus facilement détachable et transportable du corps sans, toutefois, qu'elle ne se corrompe. Les dix contributions qui constituent ce volume se proposent d'aborder le sujet de la pilosité suivant, d'une part, une approche comparative liée aux pratiques, notamment celles portant sur les humeurs corporelles - en particulier le sang - et, de l'autre, à l'imaginaire que les deux catégories entretiennent avec cette notion plus générale, mais aussi plus vague, qu'est la vitalité. Sauvagerie, sexualité et vitalité d'un côté, comportement policé, retenue et abstinence de l'autre ; tels seraient les deux extrêmes du balancier conceptuel que parcourraient la pilosité et le sang dans les pratiques et l'imaginaire humains.

Contributeurs : Anne-Marie Brisebarre, Salvatore D'Onofrio, Corinne Fortier, Jean-Pierre Goulard, Dimitri Karadimas, Gaëlle Lacaze, Nathalie Manrique, Marika Moisseeff, Karine Tinat, Priscille Touraille

Dimitri Karadimas est ethnologue au CNRS et directeur-adjoint du Laboratoire d'anthropologie sociale. Il travaille sur l'anthropologie du corps, la perception de l'environnement, l'anthropomorphisme et la transmission des savoirs. Il a publié La Raison du corps. Idéologie du corps et représentations de l'environnement chez les Miraña d'Amazonie colombienne (2005), et de nombreux articles dont «Le Petit Chaperon rouge : comment dire le corps sans le nommer», in Corps et affects (2004).


  • Les courts extraits de livres : 02/04/2011

Extrait de la présentation de Dimitri Karadimas

Glabre et lisse comme la statuaire antique, le corps publicitaire des femmes et celui des hommes qui leur est peu à peu assimilé demanderaient à être interrogés en corrélation avec l'absence, si ce n'est l'évacuation de toute référence au sang.
Sauf lorsqu'il s'agit de dénoncer les atteintes à la Nature et aux animaux.
Aujourd'hui très en vogue dans la bienséance «pro-nature», comme celle, par exemple, de Peta («People for the Ethical Treatment of Animals», ou «Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux»), les récentes campagnes anti-fourrure jouent souvent sur la conjonction visuelle du sang des animaux et de leur fourrure obtenue au prix de la souffrance. Or dans ces campagnes publicitaires, la nudité des femmes que cette pilosité animale est censée recouvrir arrive rapidement en tant qu'argument choc, jouant sur une assimilation tout à fait explicite entre fourrure animale et toison pubienne. Dans nos imaginaires, en effet, la fourrure est donnée a porter aux femmes, comme Ève donna à manger le fruit défendu, rompant l'harmonie qui faisait des humains des êtres parmi les autres créatures de Dieu dans un jardin d'Éden dépourvu de relations prédatrices et sanguinaires, puisque nos illustres aïeux y vivaient en bons végétariens (et «à poil» parmi les bêtes à poils, serait-on tenté de dire !). Avec le péché originel arriva non seulement la vision et la connaissance de la nudité mais aussi la nécessité de la couvrir ; et le sang advint puisque Dieu devait nous vêtir de peaux. La mortalité, aussi, et le temps, donc. Étrangement, la vie, aussi, on l'oublie trop souvent.
Sur les affiches des activistes, les femmes en fourrure sont ainsi présentées comme les complices des sanguinaires, voire les receleuses, et de leurs manteaux coule un sang animal qui ne fait qu'en rappeler un autre, proscrit en image, qu'est le sang menstruel. L'association entre la pilosité et le sang veut en premier lieu dissuader celles qui porteraient ces peaux d'en faire l'acquisition, voire les culpabiliser et les dénoncer à la vox populi.
Ici, l'assimilation des animaux aux humains semble donnée comme une évidence : ils partagent avec eux la qualité d'êtres vivants, si ce n'est qu'ils portent une fourrure qui les habille en permanence alors que les humains en sont dépourvus. Ces derniers vont nus ou pour le moins glabres, hormis quelques lieux du corps, «bestiaux» parce que poilus, qui n'ont pas réussi à s'extraire de leur condition, entachés qu'ils restent de leur très biblique chute.
Étrangement, ces mêmes campagnes publicitaires exposent rarement des chaussures, des blousons, voire des fauteuils qui saignent, alors que, souvent faits de cuir, donc de peau animale, ils nécessitent tout autant une mise à mort que les animaux tués pour leur seule fourrure. Or élevage ne rime pas nécessairement avec abattage de masse, ainsi que l'évoque partiellement l'article d'Anne-Marie Brisebarre qui nous donne quelques indications sur cette attention que les éleveurs portent à leurs bêtes par les soins prodigués à leur pelage, même si certains, afin de montrer la viande que la bête sur pied contient, les rasent partiellement dans le but de souligner la masse charnue des parties valorisées commercialement.
Pour les activistes anti-fourrure et leurs campagnes publicitaires, jouer sur l'aversion de la vision du sang devait s'accompagner de poils ; ce couple ferait donc plus sens que celui de sang-peau. Mais à quel titre ?
Peut-être qu'au même titre que le cas des Mongols présenté par Gaëlle Lacaze, sang menstruel et pilosité sont fiés comme synonymes alors que le marquage des âges sociaux de chacun des sexes hé à la fécondité s'accompagne d'une attention portée aux crins des chevaux, sorte de continuateurs en double des principes génésiques de la personne.
Dans une sémiotique générale des temps actuels, la fourrure animale ne fait que rappeler la présence persistante d'un phanère humain, le poil, qui échappe à tout contrôle et s'invite sur les visages et les corps sans respect ni des classes ni des sexes, au même titre que les saignements menstruels s'imposent à toutes les femmes. Un retour de la «nature», donc, mais dans ce qu'elle a, à nos yeux, de plutôt dérangeant.


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