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.. Une fille occupée

Couverture du livre Une fille occupée

Auteur : Dominique Conil

Date de saisie : 27/05/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine Francais Actes Sud

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782742794904

GENCOD : 9782742794904

Sorti le : 02/02/2011

  • Le courrier des auteurs : 28/01/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Vous m'avez gâché la journée, là.
Femme, c'est au moins un point d'acquis. Dans ma vie d'avant, journaliste, notamment à Libération. Depuis quelques années, une personne qui se lève très tôt, café, ordinateur ou stylo, profite du silence et de son état embrumé-lucide. Qui se retrouve avec peu à raconter en fin de journée. Impeccablement décroissante, pas un mal, mais ça prend du temps. Parfois, face à la mer sur une île atlantique, l'endroit où je sais qui je suis.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Une famille et sa névrose d'écriture, le blanc affectif qui s'ensuit, et ne se remplit pas comme une page, lui.
Ou comment Ka, le personnage principal, rompt, choisit de vivre le polar plutôt que de finir «aplatie entre les pages». Alors peut-être un roman de désapprentissage et une histoire sur l'empêchement et la diversion. La diversion étant amoureuse, cruelle, voyageuse, nocturne. Et piégée, très.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Je me souvins un peu tard qu'elle considérait la vie comme un chauffage à accumulation, encaissant la tempête pour mieux recracher en différé une chaleur puissante et amicale, sur papier.»
«Tu divagues, ce n'est pas nouveau, moi je suis ici les mains dans le cambouis, c'est dur, et je ne peux que m'interroger, qu'est-ce qui s'est passé chez nous, on dirait que la famille a pris une bombe»
«Ce pourrait être une vraie marche poétique, exaltée, en compagnie d'Anton, Joyce, ou cher Fritz revenu du lit d'hosto où il apprend, quelques heures avant sa mort que c'est bon, oui, c'est bon, un éditeur est intéressé, Fritz censément en heureuse phase terminale puisque qu'on va le lire, ou bien Fritz étonné de voir son ami si excité alors qu'il meurt et que c'est quand même important»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Tout de suite et sans réfléchir Broken english, Marianne Faithfull, dont un morceau ne figure pas pour rien dans Une fille occupée, mais aussi : Noah's ark, des Cocorosie. La voix limite de Bianca.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Il y a quelques jours, j'aurais été bien embarrassée pour répondre. Comme lectrice boulimique, pourtant, je le sais bien : ce moment, parfois infime, fugitif, où l'on entre dans le livre. J'oublie tout, les titres, les histoires, les noms des auteurs ; jamais une impression de lecture.
Et puis voilà, en recevant l'avis de trois personnes qui ont utilisé presque les mêmes mots - «ça m'a parlé» - «je m'y suis retrouvée» - j'ai compris que c'était ça, la priorité. La rencontre entre ce que l'on met de particulier dans le livre, sans savoir où l'on va, et celui ou celle qui se l'approprie.


Dominique Conil au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 22/06/2011

Le père écrivait, beaucoup, des polars qui nourrissaient la famille. La mère ne vivait que pour lire et noircir des blocs Rhodia destinés à la destruction. Autour de la machine à écrire, Ka et son frère grandissaient dans leur banlieue ouest avec l'idée que le réel était une réserve d'expériences à recycler dans les livres.
Occupée comme on le dit d'une zone, aspirant dès lors à une libération, Ka est partie. Dans un village méridional elle a rencontré Manuel, le bègue qui ne lit pas, cambrioleur par passion des objets qui racontent une histoire. Les casses, Ka veut en être, et vivre ainsi les romans policiers que d'autres écrivent...
Volontiers elliptique, heurtée, à la fois tendre et brusque, l'écriture de Dominique Conil suit son héroïne dans ses hésitations et ses ruptures, au fil d'un parcours en forme de fuite vers l'indépendance, vers un certain renoncement aussi. Sur les névroses familiales et les stratégies d'évitement, sur la tentation de la marge et du vide, Une fille occupée est un roman intense et vibrant, porté par l'énergie du désespoir et une ironie féroce.

Après avoir exercé divers métiers en différents endroits du globe, Dominique Conil a été journaliste - grand reporter, chroniqueuse judiciaire et critique littéraire pour la presse écrite et la radio. Elle vit entre Paris et les Deux-Sèvres, et se consacre désormais à l'écriture.
Son premier roman, En espérant la guerre, est paru chez Actes Sud en 2008.

Franz-Olivier Giesbert, Semaine critique (France 2)
«Si vous aimez Marguerite Duras, vous adorerez Dominique Conil !»

Yann Moix, Le Figaro littéraire
«Nous avons le droit, en littérature, d'avoir des coups de foudre. Certains livres nous semblent si terriblement humains. Si particulièrement profonds. (...) J'annonce, ici et maintenant, la venue au monde d'un écrivain qui compte déjà pour moi. Qui comptera pour vous.»

Yann Plougastel, Le Monde des livres
«Un livre ironique et tendre, où les clins d'oeils à Kessel, Angot, Duras, Kafka, servent de fil conducteur à un éloge de la fuite.»

Olivier Mony, Livres Hebdo
«Dominique Conil sait évoquer ces années de plomb que sont parfois celles de la jeunesse avec le regard acéré du reporter et la souveraine insouciance de la romancière.»

Christine Marcandier-Bry, Mediapart
«Roman puissant, qui emporte et dévaste, urgent, nécessaire. Roman du risque. Prenez-le.»

Jean-Guy Soumy, Le Populaire du Centre
«Ce qui frappe à la lecture d'Une fille occupée, c'est l'arche tendue de l'écriture. Son épure. Conil établit avec une rare virtuosité la preuve que le fond et la forme sont inextricablement liés. La magie des mots dit celle des êtres.»

Emily Barnett, Grazia
«Un joli récit d'apprentissage pour celles qui aiment les livres poids plume plus sérieux qu'ils n'en ont l'air; les belles voix heurtées, sans pathos.»

Anne Bregaudeau, France2.fr
«Violent, vibrant, intense.»

Focus Vif
«Dominique Conil a écrit un livre à la fois désespéré et jouissif : d'un côté, la fuite éperdue de personnages jeunes et intelligents et de l'autre, l'évocation indélébile de Kafka, Duras, Angot et les autres. Encore des mots d'auteurs... mais que de beauté.»

Paula Jacques, Cosmopolitaine (France Inter)
«Une écriture sauvage, échevelée, lyrique.»

Pascale Roze, Cosmopolitaine (France Inter)
«Un livre qui a beaucoup de force, un livre violent, brutal, tragique.»

Dominique de Saint-Pern, Marie France
«Une écriture à fleur de peau pour explorer une famille graphomane, «infoutue de vivre», sinon sur le papier.»

Josyane Savigneau, Jeux d'épreuves (France Culture)
«Des personnages extraordinaires.»

Augustin Trapenard, Jeux d'épreuves (France Culture)
«Une écriture urgente, nerveuse, impétueuse. (...) Une expérience littéraire intéressante et forte.»

Alexis Liebaert, Jeux d'épreuves (France Culture)
«Une écriture sensible, pleine d'ironie.»

Alexis Lacroix, Jeux d'épreuves (France Culture)
«Un roman tout à fait réussi, une tentative de désannexion, d'affranchissement personnel par l'écriture. Une réflexion sur l'occupation et la servitude...»

Tewfik Hakem, A plus d'un titre (France Culture)
«C'est la première fois que je lis un livre où le statut de l'écrivain et même des lecteurs est malmené à ce point. Et pourtant c'est aussi un hommage à la littérature... c'est compliqué et passionnant.»



  • La revue de presse René Solis - Libération du 26 mai 2011

Les parents ont deux enfants, Félix et Ka, la «fille occupée» du titre. Cela pourrait être une autofiction, une vraie-fausse autobiographie d'enfant d'écrivain, un déballage familial avec réminiscences à l'humour bien senti...
Mais le deuxième roman de Dominique Conil, qui fut journaliste à Libération où elle tint notamment la rubrique judiciaire, déborde largement du domaine de la confession intime...
Ce que Ka raconte, c'est aussi la douleur d'une traversée jonchée de cadavres et de fantômes qui ne sont pas, eux, des personnages de roman. L'histoire d'existences abîmées que rien, et surtout pas l'harmonie d'une phrase, ne pourra réparer : «J'avance, les mots font du bruit, ça commence à être une rumeur insistante, qui m'accompagne et m'oppresse [...]. Le monde titube ou moi.»


  • Les courts extraits de livres : 01/02/2011

Lorsqu'ils pénétraient pour la première fois dans l'appartement de la banlieue ouest, les visiteurs hésitaient sur le seuil. Incertains, ils cherchaient où se poser sur cette étendue de moquette sombre meublée d'un buffet Henri II aux portes ornées de perdrix en relief, d'une banquette-lit à armature saillante et velcro gondolé, de journaux éparpillés et de petits bouquets gracieux, intéressants, disposés çà et là par l'hôtesse. C'était un camping chic et instable, plus ou moins calé par les hauts arbres du parc, derrière la baie vitrée.

Il n'y avait pas de fauteuil. Personne ne savait pourquoi. Des modèles furent étudiés, club, tulipe, relax, mais ne furent jamais achetés. Les visiteurs, donc, finissaient par se poser sur la moquette anthracite. Quel que soit leur nombre, ils tournaient toujours le dos au pôle véritable de la grande pièce, ce bureau au plateau recouvert de bakélite noire où était posée la machine à écrire.
C'était toujours propre et vide ; au pire, une pile nette de feuillets, pas une Kent écrasée dans le cendrier. Ils tournaient le dos.

Vers dix-neuf heures trente, on appelait les enfants. Ils apparaissaient alors douchés de frais, en pyjama, les cheveux humides sur la nuque, motifs de chats et maisons et lunes et rayures rarement assortis. Le plus jeune, un garçon très brun, au regard vif, qui souriait un peu en biais, s'avançait. On le murmurait lorsque sa soeur aînée n'était pas à portée d'oreille, mais Félix était un surdoué. Chaque mois, on l'emmenait dans un centre spécialisé, pour mesurer.

Félix aimait se trouver parmi les invités, on le voyait bien, il avait de l'esprit, des trouvailles, vraiment, disaient ceux-ci, une impeccable mémoire des intérêts ou ennuis de chacun ; il vidait la coupelle de pistaches grillées sans jamais se faire prendre.


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