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L'éclatement de l'URSS et l'escalade du terrorisme ont bouleversé tour à tour la politique internationale. Quelle place la première puissance mondiale a-t-elle alors accordé à l'Afrique à l'aube du XXIe siècle ? Le contexte de mondialisation et de libéralisation économique a-t-il eu une incidence sur le regard du gouvernement Bush sur le continent noir ? La démocratie et les Droits de l'Homme ont-ils été prioritaires dans l'action de l'équipe conservatrice américaine en direction de l'Afrique ?
Docteur en Politique et Droit du Développement et expert en matière de diplomatie et d'administration internationale, l'auteur du présent ouvrage est né en 1952 à Mafoungui au Gabon. Ancien ambassadeur du Gabon aux États-Unis, Paul Bunduku-Latha, qui a déjà publié une étude intitulée L'Administration Clinton et l'Afrique, s'intéresse à nouveau au cas africain dans la politique extérieure américaine. Campée dans un historique du XXe siècle, sa conférence proposée au Centre d'études des relations internationales (CERI) de Libreville et présentée au Ministère gabonais des Affaires Étrangères en 2008, se révèle une analyse complète et objective des années Bush.
Les courts extraits de livres : 02/02/2011
Extrait de l'introduction
Le 20 janvier 2001, dans un froid glacial entremêlé d'une pluie légère, le président George Walker Bush prêta serment au congrès en présence de son prédécesseur, Bill Clinton, de leurs deux épouses, des dignitaires américains et de nous autres chefs de missions diplomatiques.
Les conditions difficiles de son élection harassante à cause des péripéties connues de Floride, ainsi que le bilan positif et la popularité de son prédécesseur, poussaient les observateurs de la diplomatie américaine, de l'époque, au scepticisme quant à la capacité de George W. Bush de réussir son mandat présidentiel.
Quelques jours avant cette cérémonie mémorable d'investiture, une Délégation d'Ambassadeurs africains s'était rendue au Département d'État faire des adieux à madame Madeleine Albright. J'en fis partie en ma modeste qualité de Doyen des Ambassadeurs d'Afrique Centrale.
Lors de cette rencontre, l'ambiance fut morose en raison, à la fois, du poids des tristes informations provenant de la RDC où J. D. Kabila avait succombé, en octobre 2000, aux balles de l'un de ses Gardes, ainsi que des déchirements imputables à notre séparation d'avec les Responsables du Département d'État de l'époque, au nombre desquels figurait madame Suzanne Rice dont l'émotion, en la circonstance, ne fut guère contenue.
Je brisai l'harmonie de la cérémonie en déplorant dans mon propos le faible intérêt de l'Administration Clinton à l'égard de la région d'Afrique Centrale. En réponse, madame Madeleine Albright nous fit la confidence du regard nouveau que leurs successeurs républicains porteraient sur cette sous-région riche en matières premières stratégiques.
Pourtant, lors de sa campagne, je ne me souvenais nullement des déclarations du candidat Bush traduisant un engagement réel et, encore moins, une ambition particulière pour l'Afrique.