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A propos de la librairie : DEVELAY


Ses coordonnées

Adresse:
1012, rue Nationale
69400 VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE
France

Téléphone : 04 74 65 01 49



Les coups de cœur de ses libraires

Nous suivons l'auteur, parti vivre en ermite pour six mois, dans une cabane en bois au bord du lac Baïkal. Cette solitude, à la fois souhaitée et redoutée, lui permet de s'émerveiller de la nature qu'on ignore habituellement, de découvrir le mode de vie russe, à travers les rencontres qu'il fait avec d'autres «ermites». Et surtout, cette solitude lui permet de réfléchir à la société dans laquelle nous vivons, toujours pressée, frénétique, oublieuse de certaines valeurs telles que le respect, le temps de prendre le temps, etc.
Les nombreux litres de vodka et les différents livres qu'il a amenés lui inspirent bien des réflexions.
L'auteur nous entraîne dans une parenthèse hors du monde et hors du temps, pour une pause apaisante et ressourçante. Un grand moment de quiétude.


Thierry Laget nous offre un roman très littéraire et énigmatique pour cette rentrée littéraire. Un homme est chargé de cataloguer la bibliothèque du château de la comtesse Azélie. Il va faire de nombreuses rencontres : l'ex-mari d'Azélie, la cuisinière, la vendeuse de légumes... Mais la comtesse reste pour lui un personnage mystérieux : quel est son passé ? Pourquoi a-t-elle conservé le château ?
L'ambiance de la Lanterne d'Aristote fait ressurgir les fantômes. Dès les premières pages, Azélie et le narrateur descendent dans les souterrains du château. L'écriture de Thierry Laget nous entraîne dans un monde invisible à l'oeil nu. C'est un roman envoûtant, un hymne à la littérature.


  • Elsa Simonnet : Désolations - David Vann - Gallmeister, Paris, France - 20/09/2011

Après Sukkwan Island, David Vann signe une fois de plus un roman magistral.
De deux personnages dans Sukkwan Island, nous passons à quatre personnages principaux, une famille en Alaska. Gary, le père, rêve d'une vie entre pionnier et viking. Pour accomplir ceci, il entreprend la construction d'une cabane sur un îlot désolé. Irene, sa femme, comprend peu à peu qu'elle raté sa vie et développe des migraines psychosomatiques. Puis, il y a les enfants, déjà adultes, Mark et Rhodda. Le fils est pêcheur et fumeur d'herbes. Rhodda souhaite autre chose même si elle doit épouser son ami Jim, un dentiste inintéressant. Avec ces personnages, on sent qu'un drame n'est pas loin.
Comme dans Sukkwan Island, l'Alaska donne un ton dur et beau à ce roman. David Vann nous entraîne vers la fin de cette famille. La montée en puissance de son écriture nous fauche comme le vent froid et l'hiver qui arrivent sur l'îlot.
Une fois de plus, on n'en sort pas indemne. Superbe !


  • Jennifer Oden : Désolations - David Vann - Gallmeister, Paris, France - 20/09/2011

L'Alaska, les terres sauvages impitoyables où les combats sont à mort, sans issue possible. C'est dans ce décor que Gary et Irène vivent depuis trente ans. Une vie aux rêves gâchés, aux rancoeurs qui deviennent de plus en plus fortes; une vie qui va subir les assauts de l'hiver précoce sous les yeux de Rhoda, leur fille, qui conserve encore quelques projets de famille et de bonheur. Mais pour combien de temps ?
Un deuxième roman pour David Vann qui conserve la force implacable de l'Alaska et la justesse de l'analyse des réflexions et des états d'âme de la race humaine.


C'est un livre mystérieux où se mêlent les revenants et les croyances indiennes qui peuplent les bois de Sawgamet.
Le narrateur, prêtre anglican, revient à Sawgamet pour prendre la succession de son beau-père, Earl, à la tête de l'église. Il revient sur ses souvenirs et les mythes que se racontent les habitants de génération en génération.
Jeannot, son grand-père, s'installa à Sawgamet pour chercher l'or qu'il ne trouva pas. Mais il fit fortune en exploitant le bois pour ceux qui en trouvaient (Il y avait de l'or, mais pas pour Jeannot).
Alexi Zentner nous emmène dans le froid, aux limites du rêve. Certaines scènes sont merveilleuses, comme lorsque Sawgamet se retrouve sous six mètres de neige.

Quelques mots sur l'auteur : Premier roman de cet auteur américain.


  • Sandrine Comte : Héritage - Nicholas Shakespeare - Grasset, Paris, France - 13/09/2011

Riche en quiproquos et ironies de situations, le début du roman nous dresse le portrait d'Andy, salarié désabusé, dont la vie bascule soudainement. C'est d'abord sa fiancée qui lui annonce, sans ménagement, qu'elle a rencontré quelqu'un d'autre. Puis le notaire, qui l'appelle suite à l'enterrement auquel il a assisté bien malgré lui.
Le roman prend soudain une autre tournure, avec le portrait de son légataire, un homme mystérieux, mal vu, qui nous est dressé. Et le récit prend une tout autre ampleur, plus grave, plus sombre.
L'auteur joue avec les sentiments, alternant humour et gravité. Nous plongeons dans ces vies avec grand plaisir.


  • Jennifer Oden : Feu de camp - Julia Franck - Flammarion, Paris, France - 09/09/2011

Nelly Senff, belle et forte jeune femme, passe à l'ouest avec ses deux enfants, Aleksej et Katja. Nous sommes à la fin des années 70, à Berlin. Elle espère un nouveau départ, une nouvelle vie riche et libre. Mais il faudra d'abord compter avec les interrogatoires, la suspicion, la CIA et le camp de Marienfelde où ils croiseront beaucoup d'autres hommes et femmes pleins d'espoir et de rêves brisés.
Julia Franck nous entraîne dans un Berlin peu nous «occidentaux», tenus à l'écart par ce mur opaque et infranchissable.
Un témoignage intéressant et bouleversant.


  • Elsa Simonnet : Des vies d'oiseaux - Véronique Ovaldé - Ed. de l'Olivier, Paris, France - 03/09/2011

Véronique Ovaldé nous offre à nouveau un très beau roman. Vida fait appel à la police car elle suspecte une effraction sans vol dans sa très belle maison. Le Lieutenant Taïbo se rend sur les lieux. Et leur rencontre est la première d'une belle série. Les quatre personnages ont du mal à trouver leurs nids et devront défaire les liens qui les entravent pour accéder à la liberté et au bonheur.
Comme dans «Ce que je sais de Vera Candia», les lieux, le pays sont imaginaires : la colline de Villanueva ou le village d'Irigoy. On bascule alors dans le conte, la frontière de l'imaginaire qui rend son écriture plus forte. Coup de coeur de la rentrée littéraire.


Le Messie est de retour... à New York et au 21ème siècle. Il s'appelle Ben vient d'une famille juive reconvertie au christianisme. Il va changer tous ceux qui croiseront sa route. James Frey pourra peut être en déranger certains étant donné son positionnement sur Dieu ou la pratique de la religion. Il est parfois violent et cru mais son message est avant tout un message positif. C'est un roman au final plein de vie, James Frey nous dit qu'au fond le seul véritable Dieu c'est l'amour, il faut s'aimer soi et aimer les autres pour bien vivre.


  • Elsa Simonnet : Le juste milieu - Annabel Lyon - Quai Voltaire, Paris, France - 24/08/2011

Ce livre est une agréable surprise, un roman à découvrir. Annabel Lyon fait d'Aristote le narrateur de son roman. Le philosophe, accompagné de son épouse Pythias et de sa suite, se rend à Pella, la capitale de la Macédoine. Il revoit son ami d'enfance, le roi Philippe, qui va lui demander d'être le précepteur de son fils, le futur Alexandre le grand.

Très vite, l'écriture d'Annabel Lyon nous rend le personnage d'Aristote attachant. De même, le lecteur sent toute la force du personnage d'Alexandre, encore enfant. A. Lyon travaille en finesse la psychologie des personnages. Elle évoque aussi des thèmes forts comme la transmission, les rapports filiaux, le pouvoir. Les dialogues sont intelligents, rythmés par des mots et expressions plus contemporains. Une belle surprise de cette rentrée littéraire.


Que penser de Golden Richards, ce mormon d'1m95, marié quatre fois et père de 28 enfants (sans parler d'un prochain cinquième mariage) ? On peut être agacé par ce mode de vie trop patriarcal, ou bien, être dépassé par cette religion prédominante.
Et bien non, car la verve de Brady Udall nous rend son personnage sympathique. Golden Richards est à deux doigts d'une dépression, il a eu une enfance difficile et sa première femme est un cerbère.
Déjà dans "Le destin miraculeux d'Edgar Mint", Brady Udall mettait en scène un personnage hors du commun. Il récidive avec le polygame solitaire où l'on suit un homme qui n'a jamais pris la moindre décision.
Très bon roman américain.


  • Yohan Geffroy : Le prix à payer - Joseph Fadelle - Ed. de l'Oeuvre, Paris, France - 19/08/2011

Mohammed jeune musulman irakien issu d'une grande famille chiite va effectuer son service militaire. Son compagnon de chambrée lui est chrétien. Contre toute attente une relation va se nouer entre les deux hommes et Mohammed va vouloir se convertir au christianisme. Mais au vu de l'islam le changement de religion est un crime. Mohammed va connaitre les représailles de sa famille, la torture et la prison.
Ce témoignage est d'autant plus bouleversant que c'est une histoire vraie. On mesure l'absence totale de liberté qui peut régner en terre d'Islam et le poids écrasant de la famille. Un livre qui fait réfléchir que l'on soit croyant ou pas. Joseph Fadelle lui est un miraculé. Une très belle et poignante découverte...


Mené par une écriture percutante, ce roman nous entraîne dans un huis-clos insoutenable de suspens. L'auteur cisèle des personnages parfaitement crédibles dans un univers pour le moins sombre. Les divers éléments de l'intrigue se mettent peu à peu en place, implacables, évidents. Quelques lignes suffisent pour s'attacher aux personnages. Ensuite, on ne peut tout simplement plus reposer le livre, on veut connaître le dénouement. Et quel dénouement !


  • Elsa Simonnet : Côme - Srdjan Valjarevic - Actes Sud, Arles, France - 19/08/2011

Un jeune auteur serbe est invité à résider au Bellagio, un genre de Villa Médicis au bord du lac de Côme. Au début, il ne fait rien du tout à part boire de l'alcool. Mais peu à peu, il va s'ouvrir aux autres et le lecteur devient spectateur de sa transformation.
Valjarevic nous offre des scènes magnifiques comme la communication par le dessin entre l'italienne Alda et le jeune homme serbe. On est presque déçu que ce livre termine car il est beau, aussi beau que la région de Côme.


Ce livre se lit comme une brasse coulée. Tour à tour, le personnage féminin et l'homme, dont la profession est en lien avec l'animal, vont apparaître dans un dialogue de sourds.
Au fil du livre, cette petite fille se demandant que font les rennes après Noël va grandir et s'émanciper.
Olivia Rosenthal nous offre un livre d'une incroyable originalité. Elle arrive à lier étroitement l'homme et l'animal grâce à la structure parfaite de son roman.
Un prix inter amplement mérité.


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